• Accueil
  • > Recherche : tahiti avant

Résultats de votre recherche

Visite du Musée de Tahiti et ses îles avec la 4è Pacifique

Posté par rainbowoman le 8 octobre 2009

Ia ora na, Manava e Maeva

logooff.jpg

Je vous présente ma classe : la 4è Pacifique (Patitifa) semblable aux classes européennes, mais version locale. Ici avec le conservateur du Musée, Mr HIQUILY Tara

Je suis fière de vous les présenter car ils ont été capables d’interompre leurs vacances pour une visite riche d’enseignements culturels.

dsc01534.jpg 

dsc01492.jpg

lors de la visite de l’ExpositionMANGAREVA 

expositionmangarevamuseetahitiilesl4.jpeg

gambier.jpg

Mangareva ou Ma’areva

Il faut savoir que toutes les pièces exposées représentant les anciens dieux Mangaréviens, n’appartiennent plus aux Polynésiens mais aux différents musées qui les ont acquises :( (( – Ce sont ces quelques pièces qui ont été sauvés des des “bûchers aux idoles” entre 1835 et 1838 à Mangareva.

En tout ce sont 12 pièces sauvées. Malheureusement, 2 manqueront à l’appel. Une appartenant au Musée de NewYork et la Deuxième appartenant au Bishop Museum :( (( pour une histoire d’assurance etc … empêchant ainsi leur présence sur le sol qui les aura crée … Je trouve cela vraiment désolant car il faut savoir le le Bishop Musuem se trouve à Hawaii … hawaiiens et polynésiens appartiennent à un même peuple … 

Les pièces sont arrivées du Quai Branly où elles ont également fait  l’objet d’une exposition.

La visite a commencé par une présentation de l’Archipel des Gambiers, sa situation géographique, sa faune, sa flore, la religion, à savoir que Mangareva possède la plus grande Cathédrale de toute la Polynésie Française, sa culture perlière (les plus belles perles viennent de Mangareva) mais aussi des effets des essais nucléaires, puisque Mangareva était l’île habitée la plus proche de Moruroa. Aujourd’hui, il est interdit aux mangaréviens de consommer le poisson du lagon :( (( quelle tristesse !!!

mangarevacathedral.jpg 

arton342dd9a1.jpg

Puis on nous a dirigé vers la salle des contes :) )) les 2 conteurs : Corinne et Aimeho où nous avons pu entendre deux légendes : celle de TAHAKI, héros de la mythologie polynésienne mais important à Mangareva et celle du Requin de Mangareva …. un pur moment de bonheur :) ))

 

La 3ème partie de la visite de l’Exposition a porté sur la vie culturelle des mangaréviens avant l’arrivée des Européens avec présentation d’objets uniques et quelques esquisses, représentant l’arrivée des Européens, par eux-mêmes.

logooff.jpg

Voici celui par qui tout arriva …

RONGO

mangarevatiki296x400.jpg800rongocahors3.jpg

RONGO a été découvert par le nouveau conservateur du Musée Henri-Martin de Cahors, Laurent Guillaut en 2004.

RONGO dormait depuis 170 ans dans la sacristie du palais épiscopal qui abrite le muséé. Cette pièce avait d’abord été attribué à la Nouvelle-Calédonie. Vous pourrez lire à la fin de la page l’interview de Mr Guillaut.

mangarevatu99x2501.jpg

Ici, c’est TU, dieu de l’arbre à pain.

 Contrairement aux autres « tikis » du Pacifique, ceux-ci sont  esthétiquement différentes car le corps est relativement réaliste.

194pxtakaii.jpg  Tiki marquisien

 

mangarevaataakakikokiko176x250.jpg

Cet servait de promontoire pour les offrandes … 

Sa conception est telle qu’il était impossible à quelques animaux de pouvoir atteindre la nourriture offerte aux dieux.

 

 

mang1.jpg

Laurent GUILLAUT et Philippe PELTIER, respectivement Conservateurs du Musée de Cahors et du Quai Branly

 

 

tiki6.jpg

 Philippe PELTER en compagnie d’un personnage important de la culture Mangarévienne, Mr Dany PAHERO, très très ému :)

A côté d’eux, un TAMBOUR SACRE le « PAHU » servant aux cérémonies religieuse. C’est le seul « PAHU » mangarévien au monde !

Tout autour de l’instrument ont été tirés des tresses faites à partir de fibres de coco !!! la fibre de coco est très très fine et d’une longueur maximale de 20cm … vous imaginez le travail !!! Il a été daté en 1650 et 1835.

Le Musée du Quai Branly a accepté de prêter cet objet lui appartenant à la Polynésie Française. Il restera désormais ici.
Merci !

Ce tambour vertical est “taillé dans un tronc de Thespesia populnea (miro)”, “il mesure 127,5 cm de haut et 27,5 cm de diamètre” et “sa caisse de résonance, en partie évidée et de forme cylindrique, est recouverte par une membrane en peau de requin fixée par un laçage complexe”, écrit l’archéologue Catherine Orliac dans le catalogue de l’exposition.

dsc01510.jpg

logooff.jpg

Ce que les élèves ont pu voir ce jour-là, c’est tout simplement une très infime partie de leur HISTOIRE, leur patrimoine, auquel il ne reste pratiquement plus rien. La société polynésienne n’a été découverte que très récemment, lorsqu’on la compare à d’autres civilisations, (même si, du côté de l’Amazonie, on en découvre encore un certain nombres) – par exemple que les missionnaires anglais sont arrivés en 1795 et que quelques années plus tard, l’Ecriture est apparue dans nos îles … Ces 2 siècles ont malheureusement suffis pour une destruction massive des représentations en tous genres de l’ancienne religion polynésienne polythéïste. Tous ces « idoles » ont été brûlés. Les temples « marae » ont été saccagés et détruits. 

img1797.jpg Quelques élèves et le conteur Aimeho

dsc01545.jpg

 Retour en ville. On attend le « TRUCK » au bord de la route …

Les élèves ont été très enchantés de ces quelques heures passées au Musée ! Ouf !!

 

 

 

Laurent Guillaut (à gauche) Conservateur du musée Henri-Martin de Cahors mang1.jpg
“Cette statue dormaitàCahors depuis 170 ans !”

Dans quelles circonstances avez-vous découvert la statueRongo au Musée de Cahors ?
“En septembre 2000, quand j’ai pris mes fonctions là-bas, j’ai découvert, par hasard dans la sacristie du palais épiscopal qui abrite le musée, quelques objets océaniens,des Australes, de Fidji et puis une curieuse sculpture très belle, étrange et fascinante qui portait un numéro 59 sur la poitrine. J’ai regardé dans les cataloguesde 1883 et cette sculpture était attribuée à la Nouvelle-Calédonie.”
Cela vous a interpellé ?
“Oui, j’étais étonné de cette attribution et j’ai contacté une amieconservatrice actuellement à Rochefort et qui m’a conseillé deconsulter des livres portant sur l’art océanien, car elle supposaitque j’avais trouvé quelque chose de tout-à-fait exceptionnel !”
Depuis combien de temps, cette statue se trouvait-elle là ?
“Elle est arrivée avec le lieutenant de vaisseau Bonafous-Muratcommandant de la flotte du Pacifique et qui n’a jamais visité lesGambier, car basé à Valparaiso en 1834, avant même l’arrivée desmissionnaires dans l’archipel des Gambier. Cette statue dormait à Cahors depuis 170 ans !
Qu’avez-vous fait ?
“Cet objet m’a totalement habité, on l’a analysé, découvert qu’il était en bois de rose, on a analysé également les fibres du pagne,confirmant sa provenance des Gambier. Cinq ans plus tard, en 2005, j’ai convaincu la municipalité de m’envoyer en mission dans l’archipel ; je suis parti avec un ami plasticien pour essayer de retrouver des traces… C’est à cette occasion que j’ai rencontré Jean-Marc et Tara du musée de Tahiti et ses îles et que ce projet a pu ainsi voir le jour.”
Que ressentez-vous aujourd’hui, en la voyant dans cette salleà Tahiti ?
“C’est une étape extraordinaire… Ce qui est très intéressant, c’est que les habitants de Cahors se sont approprié cette statue, c’est l’une des plus belles pièces du musée. Je pressens, avec l’arrivée des Mangaréviens, que cela va créer de nouvelles relations et notamment sur le rôle des musées, mais aussi de l’art. Il y a un lien très poétique, mais aussi très réel. Nous sommes dans une réalité qui nous fait plaisir.”
C’est émouvant ?
“Oui, peut-être plus que lorsque j’ai vu les statues au musée du Quai Branly. Les objets étaient là, un peu froids”…
Ils n’habitaient pas les lieux, comme ici ?
“Oui, tout-à-fait. Ici, ces objets prennent un sens évident et nouveau, beaucoup plus fort pour moi.”
Ce sera difficile de la voir repartir ?
“Je pense que les expositions laissent des traces, oui, ce sera difficile, mais, les liens resteront. Pour les habitants de Cahors, c’est important aussi, car la force de cette exposition retoutnera là-bas et viendra encore enrichir ce patrimoine devenu commun.”
Propos recueillis par DJ (La Dépêche de Tahiti)

Publié dans La 4è Pacifique | 1 Commentaire »

if (typeof OA_show === "function") OA_show('b300'); // ]]> -->

La légende du cocotier (2 versions) – Te ‘a’ai no te tumu ha’ari

Posté par rainbowoman le 3 octobre 2009

IA ORA NA, MANAVA E MAEVA

cocotier.jpg

 

Hina promise à Fa’arava’ianu (qui étancha la soif)

Il y avait une fois une très belle princesse de Pape’uriri, Tahiti, du plus haut rang, et que ses protecteurs célestes, le Soleil et la Lune, avaient nommée Hina. Lorsqu’elle fut devenue une jeune femme très admirée pour sa beauté, des éclairs de lumière émanaient de son corps. Le Soleil et la Lune la marièrent au roi du Lac Vaihiria avant même qu’elle ne l’eût jamais vu.Ce roi s’appelait Fa’arava’ianu et Hina , supposant que ce mariage était souhaitable, s’occupa joyeusement de tous les préparatifs de son mariage. Elle choisit pour demoiselle d’honneur deux amies d’enfance, Varua et Teroro.

Lorsque le jour du mariage arriva, elles s’habillèrent de tapa blanc avec des guirlandes de maire entrelacées de fara rouge et de tiare blanc. La mariée portait comme insigne de haut rang un collier et une ceinture de ‘ura rouge et jaunes. Enfin la princesse partit accompagnée de ses serviteurs et de ses amis et se dirigea vers le lac Vaihiria au son du tambour et du vivo.

En arrivant à mi-chemin dans la vallée, elle aperçut, à sa profonde horreur,son époux qui venait à sa rencontre et qui n’était autre qu’une énorme anguille aussi large et longue que le tronc d’un grand cocotier ; tel était Fa’arava’ianu, roi du Lac Vaihiria à qui la belle Hina avait été promise .

Refus et fuite de Hina à Vaira’o

Terrorisée, la pauvre princesse se tourna vers ses parents, et leur dit : « Est-ce vraiment ainsi, o mes parents, Est-ce votre désir que je sois mariée à un monstre et non à un être humain ? Comme vous êtes cruels. »
Je vais donc me sauver moi-même.
Et aussitôt elle quitta la vallée et rentra chez elle. Les gens la voyant rentrer, lui demandèrent la cause de son retour et, lorsqu’ils l’apprirent, leur désespoir se joignit au sien.

« Et maintenant, leur dit-elle, adieu, il faut que je me sauve. Si tout va bien je reviendrai et, en attendant, mes chers amis, je vous confie tout ce que j’ai de précieux. Si je vis, je reviendrai vivre parmi vous que j’aime tant ».
On lui prépara aussitôt une pirogue et, à la tombée de la nuit, Hina, accompagnée de fidèles serviteurs, partit pour Vaira’o, Taiarapu, pour se mettre sous la protection du grand Maui qui avait arrêté et réglé le soleil.

Hina demande la protection de Maui
En arrivant dans la grande île où il habitait, Hina fut reçu par la femme de Maui, ce dernier étant absent.
Peu de temps après il rentra et demanda à sa femme d’où provenaient ses éclairs de lumière qui illuminaient leur sombre demeure.
« C’est Hina à la ceinture ‘ura, lui répondit-elle,
Hina aux éclairs dans l’Est, Hina fille du Soleil et de la Lune, son vent est l’alizé du Nord-Est. »
Maui s’approcha alors de la princesse et lui ayant souhaité la bienvenue lui dit : « O Hina, fille chérie de Mataiea, que puis-je faire pour vous ma princesse, »
« O Maui s’écria-t-elle, sauvez-moi de ce monstre hideux, du roi de Vaihiria qui va venir ici pour me réclamer comme son épouse ! Ayez pitié de moi, regardez au dehors, quel est le vent qui souffle ?
Il est possédé, l’obscurité s’étend sur le pays et les vagues écumantes cachent l’océan au loin ! »
Et pendant que Hina racontait sa triste aventure, ils aperçurent l’anguille qui se frayait un passage dans le récif.

Confrontation de Maui et Tuna
Maui, horrifié, se hâta de placer ses deux dieux de pierre sur la falaise, aiguisa sa hache et prépara son hameçon ;
puis comme l’anguille s’approchait du rivage, il mit un appât tentateur sur l’hameçon et l’attacha avec des cheveux de Hina.
Aussitôt que l’anguille le vit, elle s’écria d’une voix de tonnerre:
 » Maui, livre-moi mon épouse ! »
Et Maui jeta son hameçon dans la mer en criant
:« C’est moi Maui le brave, dans mon fief aucun roi ne peut m’échapper ; il deviendra de la nourriture pour mes dieux. »
L’anguille ayant vu l’appât ouvrit la gueule et l’avala avec l’hameçon. Maui la tira à terre et la décapita puis, ayant enveloppé la tête, dans un morceau de tapa, il la présenta à Hina en disant:

Recommandation de Maui à Hina

« Tenez bien ce paquet et ne le poser surtout pas à terre avant d’être arrivée chez vous, plantez-le alors au centre de l’enclos du marae. Cette tête d’anguille contient de grands trésors pour vous, vous en tirerez de quoi construire et achever votre maison, sans compter de quoi manger et boire. Mais n’oubliez pas mon avertissement afin de ne pas perdre ce précieux bien en le posant à terre avant d’arriver chez vous. C’est alors qu’on se souviendra de vous en tant que
Hina-vahine-e-‘anapa-te-uira-i-te-hiti’a-o-te-ra. »

Oubli de Hina et naissance du cocotier

Hina prit donc le paquet qui était devenu léger par enchantement et, faisant partir sa pirogue en avant, elle décida de marcher un peu avec sa servante. Elles arrivèrent à un endroit nommé Paui ,
où se trouvait une rivière et s’arrêtèrent pour se désaltérer.
Ce faisant, Hina déposa sans y penser son paquet sur le sol puis décida de prendre un bain. Elle avait à peine plongé dans l’eau que l’avertissement de Maui lui revint à la mémoire.
Elle remonta en hâte sur la rive et là, à sa stupéfaction, constata que:
le tapa enveloppant la tête s’était détaché et que la tête elle-même était fixée dans le sol et couverte de jeunes pousses ; elle était devenue un jeune cocotier !
Alors Hina comprit pourquoi Maui lui avait dit de ne la poser que dans son marae et elle pleura amèrement.
A ce moment apparu une femme du peuple appelée Ruroa qui demanda à Hina la cause de son chagrin et, après avoir écouté son récit, lui dit avec sympathie : » Ne soyez pas en peine, car cette terre nous appartient ; venez vivre avec nous, vous pourrez ainsi surveiller la croissance de votre arbre qui sera toujours votre propriété. »

Hina accepte l’hospitalité de Ruroa

Hina, réconfortée, accepta l’aimable invitation et, après avoir envoyé sa compagne jusqu’à sa pirogue pour dire à sa suite de rentrer, elle se confia à sa nouvelle amie qui l’installa très confortablement chez elle. Après avoir copieusement déjeuné, Hina se jeta sur une natte et s’endormit profondément.
En se réveillant vers le soir, elle entendit des voix non loin de la maison et vit deux beaux jeunes gens, fils de Ruroa qui revenaient de la pêche, et étaient en train de demander à leur mère quelle était la cause de ces éclairs qui sortaient de la maison.
Elle leur répondit :  » C’est Hina, princesse de Pape’uriri et fille du Soleil et de la Lune. Elle possède un jeune cocotier qui est planté non loin d’ici et elle demeure ici pour le surveiller jusqu’à sa maturité. »

Hina anoblit les deux fils de Ruroa et la mère

Assez troublés, les deux jeunes gens restaient dehors, n’osant pénétrer dans la maison. Le plus jeune alla voir le nouvel arbre et le trouva portant de nombreuses noix ;
il en prit une qu’il porta à son frère et à sa mère et, tandis que ceux-ci l’examinaient avec admiration, Hina, voulant mettre toute la famille à son aise, leur cria d’entrer.
Elle dit au frère aîné : » Vous devez être Mahana-e-‘anapa-i-te-po’i et vous, dit-elle, s’adressant au plus jeune, « Vous devez être
Ava’e-e-hiti-i-te-ahiahi »
En leur donnant ces noms qu’autrefois les plébéiens n’auraient jamais osé prendre, elle les anoblit et par là même, anoblit la mère.
La belle et généreuse Hina ne tarda pas à se faire aimer de toute la famille et tout ce monde vivait heureux, se nourrissant de noix de coco qui faisaient l’admiration de toute la presqu’île de Tai’arapu.

Mariages de Hina et naissance de deux filles
Hina et Mahana-e-‘anapa-i-te-po’i s’éprirent l’un de l’autre et, de ce mariage, naquit une fille qu’ils appelèrent Te-‘ipo-te-marama (la fiancée de la lune). Malheureusement le mari de Hina mourut peu de temps après.
Celle-ci épousa un peu plus tard le jeune frère qui lui rappelait son premier mari. De ce second mariage elle eut encore une fille qui fut appelée
Te-‘ipo-o-te-here (la fiancée de l’amour).

Arrivée du cocotier à Anaa

Un jour que les deux enfants jouaient tenant chacun dans sa main une noix de coco mûre, les dieux se saisir d’eux et les placèrent sur un arc-en-ciel qui les porta à Taka-horo dans l’île Anaa aux Tuamotus.
La plus jeune sœur constatant que sa noix ne contenait pas d’eau, la changea avec celle de sa sœur à son insu.
Mais ceci déplut aux Dieux qui firent tomber la noix de ses mains et l’emmenèrent dans les nuages d’où elle ne revint jamais.

C’est ainsi que Te-‘ipo-o-te-marama devint l’unique propriétaire du premier cocotier qui poussa à Anaa et c’est de cette île que se répandirent tous les cocotiers dans tout l’archipel.

cocotier.jpg


Ce premier arbre vécut, dominant tous les autres, jusqu’au cyclone du 8 Février 1906 qui le brisa en trois morceaux que la mer balaya.

Résidences de Hina

Hina vécut de longues et heureuses années avec son mari, vivant tantôt à Tai’arapu, tantôt à Pape’uriri (Papeari),et ils eurent de nombreux enfants.

400pxdistrictsdetahiti.png

PAPE’URIRI (Papeari) : côte ouest, juste avant l’isthme

lactraversiere.jpg

LAC VAIHIRIA, perché sur les hauteurs de l’île, résidence de TUNA, roi du Lac Vaihiria, et roi des anguilles.

anaa.jpg

Pour en savoir un plus sur l’atoll de Anaa : http://anaa.over-blog.org/article-18610267.html

Si vous regardez la carte de plus près, sur la partie Nord de l’île, vous lirez TEMARIE (témarié) un petit îlot, sur lequel ma grand-mère mit au monde ma mère.

lalgendeducocotierparbobby.jpg

La légende du cocotier par Bobby HOLCOMB

cocotier.jpgcocotier.jpgcocotier.jpg

2nde  version de la Légende du Cocotier

Dans les temps anciens vivait à Tererauta une jeune fille très belle répondant au nom de Hina. Ses longs cheveux noir jais et son port de tête altier faisaient l’admiration de ses parents. Quand elle eut 16 ans, son père, le chef du district, envisagea de la marier. Il partit en quête d’un prétendant dans le district voisin de Teretai. Lorsqu’elle vit son futur époux, Hina ne put réprimer un sentiment d’horreur, l’heureux élu possèdant un corps énorme surmonté d’une tête effrayante. Il s’agissait du prince des puhi (anguilles). La jeune fille, épouvantée, s’enfuit vers la montagne.

Le soir, épuisée, elle vit un fare désert et s’y réfugia. C’était la demeure du dieu Maui qui était parti à la pêche. En rentrant chez lui, Maui trouva Hina qui lui raconta sa mésaventure. Ému par son histoire, le dieu lui promit de l’aider et l’autorisa à se cacher chez lui.Mais le prince des anguilles retrouva rapidement la trace de sa promise. Hiro, dès qu’il le vit, le captura et le coupa en trois parties. La tête tomba aux pieds de Hina et lui parla ainsi : «Un jour viendra où tous ceux qui me détestent finiront par m’embrasser sur la bouche, et toi Hina, tu seras la première d’entre eux !» Hiro enveloppa la tête de l’anguille dans des feuilles de bananier et confia le paquet à Hina : «Tu peux rentrer chez toi désormais. Tu enterreras la tête du puhi dans ton village, mais ne la pose jamais à terre durant ton voyage de retour car la malédiction pourrait se réaliser.»
Hina prit la route, mais en chemin, accablée par la chaleur, elle s’arrêta au bord de la rivière. N’y tenant plus, elle se baigna, après avoir déposé son paquet à terre. Aussitôt, la terre trembla et s’ouvrit pour engloutir la tête de l’anguille… Puis, un arbuste sortit de terre et poussa. Il ne ressemblait à aucun des arbres que connaissait Hina : un immense tronc, fin et droit, surmonté d’une grosse touffe de feuilles immenses, un peu comme une giganteque anguille dressée vers le ciel ! Les dieux, furieux, condamnèrent Hina à vivre près de la rivière en lui interdisant d’approcher l’arbre et d’en manger ses fruits.Le temps passa et Hina rencontra un pêcheur. Ils se marièrent et eurent une fille, aussi belle qu’était Hina au même âge. Une seconde fille arriva, à l’image de la première. Les enfants grandirent et un jour, alors que les parents étaient absents, elles voulurent goûter aux fruits étranges de l’arbre interdit, de grosses noix à la peau dure, frappées de trois taches sombres disposées en triangle au sommet, comme les yeux et la bouche d’un visage… Mais les dieux veillaient. Ils changèrent les deux jeunes filles en nuages. Les anciens racontent encore aujourd’hui qu’il s’agit des deux nuages roses qu’on aperçoit au-dessus de l’atoll de Anaa…Les années passèrent. Hina et son mari se consolèrent tant bien que mal de la disparition de leurs fillettes. Un jour, une grande sécheresse déferla sur les îles. Les sources se tarirent, les rivières s’assèchèrent, les récoltes se perdirent. La famine arriva… Seul l’arbre aux fruits interdits continuait à produire des fruits de plus en plus beaux, de plus en plus gros. Un jour, n’y tenant plus, les hommes décidèrent malgré l’interdiction des dieux, d’y goûter. La prophétie du prince des puhi allait s’accomplir. Pour étancher sa soif immense, Hina perça le fruit à l’endroit des trois taches et but un liquide légèrement sucré, délicieusement rafraîchissant… en posant ses lèvres sur le fruit défendu ! 

 

Publié dans LEGENDES POLYNESIENNES | 6 Commentaires »

La légende des Trois Cascades

Posté par rainbowoman le 3 octobre 2009

IA ORA NA, MANAVA E MAEVA

logooff.jpg

 

 

LA LEGENDE DES 3 CASCADES

 

Il y  a longtemps, très longtemps, vivait dans une vallée de Tiàrei une grande famille royale, le père se nommait Maruraì, il était craint et respecté par tout le district.

Il avait une fille qui s’appelait Faùai, elle était belle, c’était la plus jolie fille de Tiàrei, mais celle-ci ne pouvait pas parler à des garçons de son âge car son père le lui en interdisait.

C’était une fille tabou, celui qui s’en approcherait sans autorisation risquait la mort.

Pour cela elle était souvent triste. Sa voix avait un son particulier, une douceur indescriptible, et lorsqu’elle chantait dans ses moments de tristesse, elle attirait les garçons involontairement.

Faùai avait 17 ans à peine et ce qu’elle aimait avant tout c’était les promenades dans la vallée et les bains de rivière. Un jour, elle décida d’aller cueillir des fleurs dans la vallée, son père la faisait accompagner par des gardes à chacune de ses sorties.

Elle partit à la recherche du « motoì » (Ylang-Ylang), et du « maire » (fougère ornementale). Sur le sentier, elle rencontra un jeune homme prénommé Tua, à cet instant les gardes étaient en retrait d’une dizaine de mètres et ne regardaient pas Faùai, craignant de troubler son intimité, ceux-ci la suivaient à distance, Tua s’empara des fleurs que Faùai tenaient à la main et s’enfuit. Effrayée, Faùai cria, les gardes poursuivirent Tua, et le pauvre fut tué car il avait brisé le tabou.

Faùai était très en colère de ce qui s’était passé et s’en voulait d’avoir crié.

Peu de temps après, sa mère tomba malade, et la princesse Faùai devait rester auprès d’elle des journées entières.

Le tahuà ordonna que l’on aille cueillir des plantes médicinales pour soigner la femme du grand chef Maruraì. Et ce fut Faùai qui devait se rendre dans la vallée afin de récolter les plantes nécessaires.

Et dans la vallée, bien qu’elle fut accompagnée par deux gardes, elle rencontra Ivi (maigre), un jeune homme de son âge.

Celui-ci se présenta à elle :

- O vau o Ivi ! Te ìmi atoà nei au i te raau no ù. (je m’appelle Ivi, je suis aussi à la recherche de plantes médicinales).

Faùai l’entraîna derrière un buisson et fit sa connaissance. Elle dit aux gardes de rester à distance, elle leur dit qu’elle avait besoin de se recueillir quelques instants, car ayant eu une mauvaise pensée, elle venait de voir sa mère morte, et cela de manière imaginaire.

Après une petite discussion Faùai comprit que Ivi voulait l’entraîner avec lui dans la vallée, elle accepta et ils se faufilèrent dans les buissons s’éloignant rapidement des gardes, quand ceux-ci se rendirent compte de la disparition de Faùai, ils se mirent à la recherche de celle-ci.

Ivi fut effrayé par l’idée qu’ils étaient poursuivis par des gardes, aussi proposa-t-il à Faùai de se séparer d’elle, la princesse refusa et lui avoua sa vie malheureuse car elle était privée de liberté.

Elle lui dit qu’elle l’accompagnerait dans la vallée, elle voulait fuir son père tyrannique.

- E tapuni òe ia ù , e eita taua e taaê faahou ! (Tu me cacheras et on restera toujours ensemble).

Sur ces mots Ivi lui révéla son secret et lui dit qu’il était le génie de la vallée et se métamorphosa en un beau jeune homme.

Mais les cris des gardes s’étaient rapprochés, ils étaient assez proche d’Ivi et Faùai. Aussi lorsqu’ils arrivèrent prés d’une montagne, essoufflés, Ivi dit à Faùai que les gardes allaient les rattraper.

- E faaea vau na muri ia òe e tae noa atu i te hopeà. (Je resterai à tes côtés quoi qu’il advienne)

On entendit alors un bruit assourdissant, c’était de l’eau qui coulait sur les parois de la montagne.

Ivi et Faùai furent recouverts, et l’on dit depuis qu’ils vivent heureux derrière les cascades.

On nomma ces deux cascades Haamaremare rahi e Haamaremare iti.

Les gardes découvrirent ce spectacle incroyable et sur le chemin du retour, ils furent eux aussi recouverts par de l’eau, ce fut la naissance de la troisième cascade nommée Vaimahuta.

Et depuis cette vallée est appelée Faaurumaì.

troiscascadessentier.jpg

Sentier qui mène aux 3 cascades

3cascadesp.jpg

mmacintoshhdusersstephdesktoptahitibloggles3cascades.jpg

Une des 3 cascades

400pxdistrictsdetahiti.png

TIAREI, commune où se trouve les 3 cascades, entre Papenoo et Mahaena

Publié dans LEGENDES POLYNESIENNES | 5 Commentaires »

Lettre à Papa Noera

Posté par rainbowoman le 24 septembre 2009

Ia ora na Papa Noera,

Je sais que c’est encore loin Noël

Mais tu vas comprendre pourquoi je t’écris si tôt

Avant tous les petits zenfants 

J’ai des amis en France qui veulent venir à Tahiti

Alors si possible, il  faudrait un bateau suffisamment grand

Pour accueillir tout le monde

Ne cherche pas, on l’a trouvé

Claude a choisi le bateau idéal

nuit10.jpg

Maintenant, il faut payer cette pirogue moderne :) ))

On a tousssss été très très sages 

Promis, juré, craché

Et comme tu existes vraiment

Si si si, on le sait

On te laisse faire ! enfin quand tu auras décidé de sortir de ton aquarium

thumbcoeurpolynesieperenoel.jpg

Gros bisous Papa Noera

Publié dans Cadeaux des/aux amis | 3 Commentaires »

BORA-BORA / PORAPORA

Posté par rainbowoman le 23 septembre 2009

borabora3331.jpg

BORA BORA dans toute sa splendeur

ilesduvent.jpg

L’archipel des îles de la Société

tborabora1.jpg

Bora Bora fait partie du groupe d’îles dites  « Les îles sous le vents » ou « Raromata’i » et qui appartient à l’archipel des Iles de la Société

bormap.jpg

Bora-Bora est connu de par le Monde grâce aux Américains présents lors de la Seconde Guerre Mondiale, ainsi que les fims mettant en avant le lagon magnifique de l’île.. Mais, dans d’autres îles, leur lagon est tout aussi beau.

Bref ! Bora est l’île des hôtels et du Tourisme. 

boraborapearl2.jpgbora4.jpgbora8.jpg

motutanedepevictorbig1.jpg

Le « motu » de Paul Emile VICTOR (qui a été vendu aujourd’hui)

motutapu2bora1.jpegboraboraclubmed2600x400.jpg

Le « Motu Tapu » beaucoup de souvenirs d’enfance. C’est là que j’ai découvert pour la première fois le nudisme  ^^  ! :) ))

Le « motu » était loué au Club Med qui déposait là ces nudistes !! Avec mon grand-frère, on était pété de rire !!!

  

LA PRESENCE AMERICAINE A BORABORA PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Au lendemain de la destruction de Pearl Harbour, le 7 décembre 1941, les Américains décidèrent d’installer une base de ravitaillement militaire à Porapora. L’implantation dénommée BOBCAT eut lieu le 17 février 1942. Ce jour-là, 4628 soldats et officiers débarquèrent sur l’île au grand étonnement des 1200 habitants. L’armée américaine entreprit de gigantesques travaux, adduction d’eau, construction de routes, de quais et elle réalisa sur le motu une piste d’attérissage pour bombardiers qui fut le premier aérodrome de nos îles. Le 2 juin 1946, après quatre années d’occupation placées sous le signe de l’abondance, la base est fermée. La présence américaine propulsera l’image de Porapora.

borausa.jpg                               borausa2.jpg

 

Les Américains construiront des infrastructures encore existantes mais surtout utilisées  comme le QUAI et l’AEROPORT (sur un motu)

quaidebora.jpg         Le quai construit par les américains.                  

   aroportbora.jpeg L’aéroport de BoraBora . Il a la particularité d’être sur un « motu »,  le Motu Mute, qui a vu son premier atterrissage le 17 mars 1943.. Pour y aller, il faut prendre une navette, quelque soit le temps ! Lorsque les américains achevèrent l’aéroport, ils offrirent à la population de l’île la  visite d’un avion …Moment d’émotion et de crainte car mis à part les oiseaux, rien ne pouvait voler :) ))

avionbora245.jpg                                avionbora45.jpg

Le KINGFISHER OS2U devenu par la suite le VS310. Cet hydravion était utilisé par les américains pour effectuer des vols de reconnaissance.

Sites et  film traitant de la présence américaine à BoraBora

http://www.tahitisouvenirs.com/BOBCATFR.html

 (site sur lequel j’ai trouvé ces photos N/B)

http://www.ica.pf/articles.php?id=918

(émissioin où Mr Francis SANFORD raconte la cohabitation polynésienne/américainne, avec des séquences filmées par les américains.

BORABORA ET LE CINEMA

Tabu : Film de Murnau, tourné en 1931

Dans l’île de Bora-Bora, un jeune pêcheur de perles, Matahi, et une merveilleuse jeune fille, Reri, tombent amoureux. Mais au vu de sa grande beauté, Hitu, le sorcier l’a choisie comme prêtresse sacrée. Elle doit donc selon la tradition, rester vierge et il la déclare tabou. Rien n’y fait, les deux amants décident de s’échapper, ils fuient, poursuivis par Hitu…

The Hurricane : Film américain réalisé par John Ford, sorti en 1937.

Une petite île du Pacifique. Deux indigènes Marama et Terangi se marient. Lors d’une escale à Tahiti, Terangi frappe un homme blanc qui l’insulte et est condamné à six mois de prison. Il tente de s’echapper par deux fois et est condamné à 16 ans de prison. Une troisième évasion sera la bonne. Un terrible ouragan ravage la petite île où il s’est réfugié. Terangi se porte au secours de la population…

Couples retreat : avec Jean Reno et Vince Vaughn  à Bora Bora (2009)

110820082100377030376104100400x265.jpg

Voici l’ article : http://www.tahitipresse.pf/2008/11/jean-reno-et-vince-vaughn-tournent-couples-retreat-bora-bora/

Il y en a encore beaucoup d’autres …

Reportage sur l’utilisation de l’eau des profondeurs pour la climatisation à BoraBora

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Les îles de la Société | 3 Commentaires »

1234
 

CLUBFREEDOM ET REVOLVINGTRAVEL |
Sage-femme au Poste de sant... |
Aventure Libanaise |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | marie à vancouver
| adsvoyages
| Xin Chào Vietnam... Ginett...