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La légende du cocotier (2 versions) – Te ‘a’ai no te tumu ha’ari

Posté par rainbowoman le 3 octobre 2009

IA ORA NA, MANAVA E MAEVA

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Hina promise à Fa’arava’ianu (qui étancha la soif)

Il y avait une fois une très belle princesse de Pape’uriri, Tahiti, du plus haut rang, et que ses protecteurs célestes, le Soleil et la Lune, avaient nommée Hina. Lorsqu’elle fut devenue une jeune femme très admirée pour sa beauté, des éclairs de lumière émanaient de son corps. Le Soleil et la Lune la marièrent au roi du Lac Vaihiria avant même qu’elle ne l’eût jamais vu.Ce roi s’appelait Fa’arava’ianu et Hina , supposant que ce mariage était souhaitable, s’occupa joyeusement de tous les préparatifs de son mariage. Elle choisit pour demoiselle d’honneur deux amies d’enfance, Varua et Teroro.

Lorsque le jour du mariage arriva, elles s’habillèrent de tapa blanc avec des guirlandes de maire entrelacées de fara rouge et de tiare blanc. La mariée portait comme insigne de haut rang un collier et une ceinture de ‘ura rouge et jaunes. Enfin la princesse partit accompagnée de ses serviteurs et de ses amis et se dirigea vers le lac Vaihiria au son du tambour et du vivo.

En arrivant à mi-chemin dans la vallée, elle aperçut, à sa profonde horreur,son époux qui venait à sa rencontre et qui n’était autre qu’une énorme anguille aussi large et longue que le tronc d’un grand cocotier ; tel était Fa’arava’ianu, roi du Lac Vaihiria à qui la belle Hina avait été promise .

Refus et fuite de Hina à Vaira’o

Terrorisée, la pauvre princesse se tourna vers ses parents, et leur dit : « Est-ce vraiment ainsi, o mes parents, Est-ce votre désir que je sois mariée à un monstre et non à un être humain ? Comme vous êtes cruels. »
Je vais donc me sauver moi-même.
Et aussitôt elle quitta la vallée et rentra chez elle. Les gens la voyant rentrer, lui demandèrent la cause de son retour et, lorsqu’ils l’apprirent, leur désespoir se joignit au sien.

« Et maintenant, leur dit-elle, adieu, il faut que je me sauve. Si tout va bien je reviendrai et, en attendant, mes chers amis, je vous confie tout ce que j’ai de précieux. Si je vis, je reviendrai vivre parmi vous que j’aime tant ».
On lui prépara aussitôt une pirogue et, à la tombée de la nuit, Hina, accompagnée de fidèles serviteurs, partit pour Vaira’o, Taiarapu, pour se mettre sous la protection du grand Maui qui avait arrêté et réglé le soleil.

Hina demande la protection de Maui
En arrivant dans la grande île où il habitait, Hina fut reçu par la femme de Maui, ce dernier étant absent.
Peu de temps après il rentra et demanda à sa femme d’où provenaient ses éclairs de lumière qui illuminaient leur sombre demeure.
« C’est Hina à la ceinture ‘ura, lui répondit-elle,
Hina aux éclairs dans l’Est, Hina fille du Soleil et de la Lune, son vent est l’alizé du Nord-Est. »
Maui s’approcha alors de la princesse et lui ayant souhaité la bienvenue lui dit : « O Hina, fille chérie de Mataiea, que puis-je faire pour vous ma princesse, »
« O Maui s’écria-t-elle, sauvez-moi de ce monstre hideux, du roi de Vaihiria qui va venir ici pour me réclamer comme son épouse ! Ayez pitié de moi, regardez au dehors, quel est le vent qui souffle ?
Il est possédé, l’obscurité s’étend sur le pays et les vagues écumantes cachent l’océan au loin ! »
Et pendant que Hina racontait sa triste aventure, ils aperçurent l’anguille qui se frayait un passage dans le récif.

Confrontation de Maui et Tuna
Maui, horrifié, se hâta de placer ses deux dieux de pierre sur la falaise, aiguisa sa hache et prépara son hameçon ;
puis comme l’anguille s’approchait du rivage, il mit un appât tentateur sur l’hameçon et l’attacha avec des cheveux de Hina.
Aussitôt que l’anguille le vit, elle s’écria d’une voix de tonnerre:
 » Maui, livre-moi mon épouse ! »
Et Maui jeta son hameçon dans la mer en criant
:« C’est moi Maui le brave, dans mon fief aucun roi ne peut m’échapper ; il deviendra de la nourriture pour mes dieux. »
L’anguille ayant vu l’appât ouvrit la gueule et l’avala avec l’hameçon. Maui la tira à terre et la décapita puis, ayant enveloppé la tête, dans un morceau de tapa, il la présenta à Hina en disant:

Recommandation de Maui à Hina

« Tenez bien ce paquet et ne le poser surtout pas à terre avant d’être arrivée chez vous, plantez-le alors au centre de l’enclos du marae. Cette tête d’anguille contient de grands trésors pour vous, vous en tirerez de quoi construire et achever votre maison, sans compter de quoi manger et boire. Mais n’oubliez pas mon avertissement afin de ne pas perdre ce précieux bien en le posant à terre avant d’arriver chez vous. C’est alors qu’on se souviendra de vous en tant que
Hina-vahine-e-‘anapa-te-uira-i-te-hiti’a-o-te-ra. »

Oubli de Hina et naissance du cocotier

Hina prit donc le paquet qui était devenu léger par enchantement et, faisant partir sa pirogue en avant, elle décida de marcher un peu avec sa servante. Elles arrivèrent à un endroit nommé Paui ,
où se trouvait une rivière et s’arrêtèrent pour se désaltérer.
Ce faisant, Hina déposa sans y penser son paquet sur le sol puis décida de prendre un bain. Elle avait à peine plongé dans l’eau que l’avertissement de Maui lui revint à la mémoire.
Elle remonta en hâte sur la rive et là, à sa stupéfaction, constata que:
le tapa enveloppant la tête s’était détaché et que la tête elle-même était fixée dans le sol et couverte de jeunes pousses ; elle était devenue un jeune cocotier !
Alors Hina comprit pourquoi Maui lui avait dit de ne la poser que dans son marae et elle pleura amèrement.
A ce moment apparu une femme du peuple appelée Ruroa qui demanda à Hina la cause de son chagrin et, après avoir écouté son récit, lui dit avec sympathie : » Ne soyez pas en peine, car cette terre nous appartient ; venez vivre avec nous, vous pourrez ainsi surveiller la croissance de votre arbre qui sera toujours votre propriété. »

Hina accepte l’hospitalité de Ruroa

Hina, réconfortée, accepta l’aimable invitation et, après avoir envoyé sa compagne jusqu’à sa pirogue pour dire à sa suite de rentrer, elle se confia à sa nouvelle amie qui l’installa très confortablement chez elle. Après avoir copieusement déjeuné, Hina se jeta sur une natte et s’endormit profondément.
En se réveillant vers le soir, elle entendit des voix non loin de la maison et vit deux beaux jeunes gens, fils de Ruroa qui revenaient de la pêche, et étaient en train de demander à leur mère quelle était la cause de ces éclairs qui sortaient de la maison.
Elle leur répondit :  » C’est Hina, princesse de Pape’uriri et fille du Soleil et de la Lune. Elle possède un jeune cocotier qui est planté non loin d’ici et elle demeure ici pour le surveiller jusqu’à sa maturité. »

Hina anoblit les deux fils de Ruroa et la mère

Assez troublés, les deux jeunes gens restaient dehors, n’osant pénétrer dans la maison. Le plus jeune alla voir le nouvel arbre et le trouva portant de nombreuses noix ;
il en prit une qu’il porta à son frère et à sa mère et, tandis que ceux-ci l’examinaient avec admiration, Hina, voulant mettre toute la famille à son aise, leur cria d’entrer.
Elle dit au frère aîné : » Vous devez être Mahana-e-‘anapa-i-te-po’i et vous, dit-elle, s’adressant au plus jeune, « Vous devez être
Ava’e-e-hiti-i-te-ahiahi »
En leur donnant ces noms qu’autrefois les plébéiens n’auraient jamais osé prendre, elle les anoblit et par là même, anoblit la mère.
La belle et généreuse Hina ne tarda pas à se faire aimer de toute la famille et tout ce monde vivait heureux, se nourrissant de noix de coco qui faisaient l’admiration de toute la presqu’île de Tai’arapu.

Mariages de Hina et naissance de deux filles
Hina et Mahana-e-‘anapa-i-te-po’i s’éprirent l’un de l’autre et, de ce mariage, naquit une fille qu’ils appelèrent Te-‘ipo-te-marama (la fiancée de la lune). Malheureusement le mari de Hina mourut peu de temps après.
Celle-ci épousa un peu plus tard le jeune frère qui lui rappelait son premier mari. De ce second mariage elle eut encore une fille qui fut appelée
Te-‘ipo-o-te-here (la fiancée de l’amour).

Arrivée du cocotier à Anaa

Un jour que les deux enfants jouaient tenant chacun dans sa main une noix de coco mûre, les dieux se saisir d’eux et les placèrent sur un arc-en-ciel qui les porta à Taka-horo dans l’île Anaa aux Tuamotus.
La plus jeune sœur constatant que sa noix ne contenait pas d’eau, la changea avec celle de sa sœur à son insu.
Mais ceci déplut aux Dieux qui firent tomber la noix de ses mains et l’emmenèrent dans les nuages d’où elle ne revint jamais.

C’est ainsi que Te-‘ipo-o-te-marama devint l’unique propriétaire du premier cocotier qui poussa à Anaa et c’est de cette île que se répandirent tous les cocotiers dans tout l’archipel.

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Ce premier arbre vécut, dominant tous les autres, jusqu’au cyclone du 8 Février 1906 qui le brisa en trois morceaux que la mer balaya.

Résidences de Hina

Hina vécut de longues et heureuses années avec son mari, vivant tantôt à Tai’arapu, tantôt à Pape’uriri (Papeari),et ils eurent de nombreux enfants.

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PAPE’URIRI (Papeari) : côte ouest, juste avant l’isthme

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LAC VAIHIRIA, perché sur les hauteurs de l’île, résidence de TUNA, roi du Lac Vaihiria, et roi des anguilles.

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Pour en savoir un plus sur l’atoll de Anaa : http://anaa.over-blog.org/article-18610267.html

Si vous regardez la carte de plus près, sur la partie Nord de l’île, vous lirez TEMARIE (témarié) un petit îlot, sur lequel ma grand-mère mit au monde ma mère.

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La légende du cocotier par Bobby HOLCOMB

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2nde  version de la Légende du Cocotier

Dans les temps anciens vivait à Tererauta une jeune fille très belle répondant au nom de Hina. Ses longs cheveux noir jais et son port de tête altier faisaient l’admiration de ses parents. Quand elle eut 16 ans, son père, le chef du district, envisagea de la marier. Il partit en quête d’un prétendant dans le district voisin de Teretai. Lorsqu’elle vit son futur époux, Hina ne put réprimer un sentiment d’horreur, l’heureux élu possèdant un corps énorme surmonté d’une tête effrayante. Il s’agissait du prince des puhi (anguilles). La jeune fille, épouvantée, s’enfuit vers la montagne.

Le soir, épuisée, elle vit un fare désert et s’y réfugia. C’était la demeure du dieu Maui qui était parti à la pêche. En rentrant chez lui, Maui trouva Hina qui lui raconta sa mésaventure. Ému par son histoire, le dieu lui promit de l’aider et l’autorisa à se cacher chez lui.Mais le prince des anguilles retrouva rapidement la trace de sa promise. Hiro, dès qu’il le vit, le captura et le coupa en trois parties. La tête tomba aux pieds de Hina et lui parla ainsi : «Un jour viendra où tous ceux qui me détestent finiront par m’embrasser sur la bouche, et toi Hina, tu seras la première d’entre eux !» Hiro enveloppa la tête de l’anguille dans des feuilles de bananier et confia le paquet à Hina : «Tu peux rentrer chez toi désormais. Tu enterreras la tête du puhi dans ton village, mais ne la pose jamais à terre durant ton voyage de retour car la malédiction pourrait se réaliser.»
Hina prit la route, mais en chemin, accablée par la chaleur, elle s’arrêta au bord de la rivière. N’y tenant plus, elle se baigna, après avoir déposé son paquet à terre. Aussitôt, la terre trembla et s’ouvrit pour engloutir la tête de l’anguille… Puis, un arbuste sortit de terre et poussa. Il ne ressemblait à aucun des arbres que connaissait Hina : un immense tronc, fin et droit, surmonté d’une grosse touffe de feuilles immenses, un peu comme une giganteque anguille dressée vers le ciel ! Les dieux, furieux, condamnèrent Hina à vivre près de la rivière en lui interdisant d’approcher l’arbre et d’en manger ses fruits.Le temps passa et Hina rencontra un pêcheur. Ils se marièrent et eurent une fille, aussi belle qu’était Hina au même âge. Une seconde fille arriva, à l’image de la première. Les enfants grandirent et un jour, alors que les parents étaient absents, elles voulurent goûter aux fruits étranges de l’arbre interdit, de grosses noix à la peau dure, frappées de trois taches sombres disposées en triangle au sommet, comme les yeux et la bouche d’un visage… Mais les dieux veillaient. Ils changèrent les deux jeunes filles en nuages. Les anciens racontent encore aujourd’hui qu’il s’agit des deux nuages roses qu’on aperçoit au-dessus de l’atoll de Anaa…Les années passèrent. Hina et son mari se consolèrent tant bien que mal de la disparition de leurs fillettes. Un jour, une grande sécheresse déferla sur les îles. Les sources se tarirent, les rivières s’assèchèrent, les récoltes se perdirent. La famine arriva… Seul l’arbre aux fruits interdits continuait à produire des fruits de plus en plus beaux, de plus en plus gros. Un jour, n’y tenant plus, les hommes décidèrent malgré l’interdiction des dieux, d’y goûter. La prophétie du prince des puhi allait s’accomplir. Pour étancher sa soif immense, Hina perça le fruit à l’endroit des trois taches et but un liquide légèrement sucré, délicieusement rafraîchissant… en posant ses lèvres sur le fruit défendu ! 

 

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La cueillette des oranges sur le plateau Tamanu, Punaauia, Tahiti

Posté par rainbowoman le 22 septembre 2009

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Carte satellite de la commune de Punaauia à Mahina et entre, les communes de Fa’a'a (où se trouve l’aéroport international), Papeete et Pirae.

 

Dans cet article, je souhaite vous parler d’une tradition : LA CUEILLETTE DES ORANGES sur le plateau du TAMANU, qui a lieu tous les ans, dans la commune de Punaauia, dans la partie ouest de Tahiti, juste après la commune de Fa’a'a.

Enfant, avec mon père, on achetait toujours une glane d’oranges tous les ans. Je savais que des hommes allaient les cueillir mais je n’avais pas conscience de la difficulté de la tâche. Ce n’est bien plus tard que je l’ai compris. A mon tour, je fais comme mon père, je vais tous les ans acheter une glane … Lorsque je vois ces hommes avec cette bosse, conséquence de l’exploit accomplit chaque année plus comme une acte nécessaire envers les anciens qu’un challenge, je suis sans voix et surtout très respectueuse car ils sont les gardiens de la tradition …

Aujourd’hui, cette tradition attire énormément de visiteurs, l’an passé  plus de 800 d’entre eux ont assité à la cueillette … je n’y suis jamais allée, sachant le « parcours du combattant » qu’il faut faire, mais ça vaut le « coup d’oei » …

Certaines personnes de la famille l’ont faite, départ à 4h du matin, et une marche de 5 heures pour arriver au Fare Anani (Maison de l’Orange) où on fait l’appel de tous les cueilleurs inscrits (après avoir payé une cotisation de 100 euros/an), puis c’est le départ pour la cueillette. Il faut aller très vite pour trouver l’ORANGER qui à lui seul porte tant d’oranges, qu’il faut être à 2 pour les redescendre  dans la plaine.

 

PUNAAUIA (ancien nom HITI)

Punaauia tire son nom d’un homme appelé PUNA.

La cueillette  est réservée aux natifs de la commune ayant payé une cotisation à l’association. Les visiteurs sont également autorisés à « voir » la cueillette moyennant une somme de 1 000 frs (environ 8 euros), mais il faut être de bonne condition physique car la « grimpette » est rude …. très rude :) )) Traditionnellement, les porteurs se couvrent d’un pareo et d’une couronne de fleurs. Après avoir traversé le plateau de Tamanu, situé à 600 mètres d’altitude, il faut redescendre au fond du magnifique cirque rocheux dominé par les monts Marau, Aorai, Orohena, Tahiti et la crête du Diadème. Après une halte au Fare Anani, le refuge des porteurs d’oranges, c’est à nouveau une difficile montée le long d’une crête rocheuse pour arriver à l’altitude de 804 mètres, celle du fameux plateau de Rata (guerrier) où les oranges abondent.

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Les monts Aorai, Orohena, le Diadème qui se dressent en face du plateau

Cerrtains  y ont laissé la vie  à cause des glanes trop lourdes et du relief qui les aura fait chuter. (la chanson que vous entendez rend hommage à cette tradition et surtout aux porteurs : un chant de soutien).

Certains avouent franchement que « qui n’a pas goûté aux oranges de Punaru’u ne peut pas savoir ce qu’est une orange » :) )) ; je crois qu’on appelle ça du chauvinisme :) )). Ainsi parlait Teriierooiterai, ancien chef dit district de Punaauia. Cette fière devise reste celle des nombreux fidèles de ce qui est devenu un rite annuel: la cueillette des oranges des plateaux de la Punaruu.

La présence d’orangers sauvages en altitude au fond de la vallée de la Punaruu est une bénédiction pour les amoureux de la nature et les habitants de Punaauia en particulier qui entretiennent le rite de la cueillette annuelle depuis plusieurs générations. Les plants d’orangers auraient été introduits en Polynésie par Cook lui-même, et sont vite disséminés sur l’archipel à tel point que Tahiti exportait ses oranges vers l’Amérique en 1860. Mais une maladie décima tous les arbres du littoral, n’épargnant que ceux situés en altitude. L’isolement du cirque rocheux du haut de la vallée de la Punaruu constituant un endroit parfaitement préservé les orangers sauvages continuèrent d’y proliférer. Récoltées sur plus d’une dizaine de petits plateaux de la vallée. les oranges présentent bien sur des qualités diverses. Les plus lourdes et sucrées proviennent du plateau Puharuru, au dessus du Rata, les plus amères se trouvent au Ti, les plus spongieuses mais sans jus viennent du Paru. Le Fataraa Potii Pataaroa produit les oranges les plus juteuses mais avec une peau très épaisse, ce qui en fait les plus lourdes et donc les plus difficiles à redescendre. Enfin, les plus rouges et les plus sucrées proviennent toujours du Maretia ; ce sont celles qui remportent presque chaque année le concours des meilleures oranges.


Tous les porteurs, qui ont  beaucoup d’ancienneté, ont une bosse qui se forme sous la nuque et à elle seule, elle prouve combien cette tâche est difficile tant par le parcours tant par le poids des glanes  … mais le sourire est toujours là … 

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        Tenue traditionnelle, un pareo                    Nouvelle tenue, short, baskets, et sac  dos 

             et la couronne fougère                                                  et casquette

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A la fin, tous les cueilleurs se retrouvent à la Mairie de Punaauia pour le concours des plus belles oranges et de la glane la plus traditionnelle (utilisation du rafia). Ils effectuent un ultime parcours en tenue traditionnelle devant le public et le jury.


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Ces jeunes hommes sont la relève. Tant mieux … Aujourd’hui, la femme trouve aussi sa place …

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41211654p.jpg  Pour les glanes qui resteront invendues sur place, chaque cueilleur les exposera devant chez lui sur le bord de la route et celui qui en veut, s’arrête, donne un coup de klaxon et voit arriver soit le cueilleur, soit sa femme ou un de ses enfants …. c’est toujours une histoire de famille.

Paroles de la chanson : TOMORA’A ANANI  (ouverture de la cueillette des oranges)

Pehepehe ho’i teie                                    Voici le chant de départ

Fa’aineine tamari’i Punaru’u                    Prépare-toi enfant de Punaruu

No te tomora’a i te anani                         Pour la cueillette des oranges

Ei ni’a i te Tamanu                                   Sur le Tamanu

Reo iti fa’ateni no te amora’a                   Entend cette  voix qui t’encourage  

A haere i mua                                           Va de l’avant

Ua hiti mai te maramarama                     Le jour s’est levé

Ei ni’a ia Aranuanua e                             Sur Aranuanua e

Tahiri noa mai te hupe Punaruu             La brise souffle sur Punaru’u (la vallée)

Aue ra o te au rahi e                                Si  râfraichissante

Tiraha noa mai Orohena*                        En face, se dresse Orohena

Te mou’a no te fenua nei                        Le plus haut sommet de l’île

Ua tapo’ihia ‘oia                                      Couverte

I te ata huru rau                                      Des nuages

No te fenua nei.                                      De l’île

Orohena : le plus haut sommet de l’île de Tahiti et de la Polynésie française, qui culmine à 2 241 m.

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Toutes les photos présentes dans cet article  ont été trouvées sur le net.

 

 

 

 

 

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Te ‘a’ai no te Tiare Apetahi

Posté par rainbowoman le 15 juillet 2009

                  I Ra’iatea, tē vai ra te hō’ē tiare ta’a’ē roa, inaha,e’ita ‘oia e tupu haere noa i te mau vāhi ato’a. ‘E taua tiare ra, ‘o te Tiare ‘Apetahi ia. I ni’a noa ‘oia i te mou’a ra ‘o Temehani e tupu ai. Ua tāmatahia i te tanu i te vāhi ‘ē atu. E mea faufa’a ‘ore : e’ita e tupu !  E tiare ‘ē roa ato’a ho’I te Taire ‘Apetahi : e’erer tōna ‘ūa’a mai tō te mau tiare ato’a : e mea ‘uo’uo ‘ ni’a iho, e mea matie ‘o raro a’e. E tiare maere rahi te Tiare ‘Apetahi : e hoho’a rima ta’ata tōna. Teie tōna ‘ā’ai.

             I te hō’ē tau, tē parahi ra te hō’ē ta’ata e tāna vahine i ni’a i te mou’a Temehani. ‘O Tunui te tāne ‘e ‘o Heia te vahine. E orara’a ‘oa’oa tō rāua Tunui mā i tō rāua pārahira’a i Temehani. I te hō’ē mahana, ua vaiiho ‘o Tunui i tāna vahine, nō te hō’ē tere i Tahiti. Hou ‘oia ‘a reva ai, ‘ua parau atu ‘oia ‘ē :

« - E ta’u here iti ē ! ‘e pārahi iho ‘oe i ‘ō nei. Tē reva nei au i Tahiti. E’ita vau e maoro, e fārerei fa’ahou tāua. ‘A pārahi iho ! »

            Ua ti’aturi ‘o Heia ē, e’ita ihoā ‘oia e maoro i Tahiti. ‘A tia’i rra te vahine ia ho’i mai te hoa !! ‘A pō ia mahana … ‘a ao ia pō … ‘e, ‘ a pau ia ‘āva’e … ‘Aita nei ā i ho’i mai !! 

            Ia ara mai ‘oia i te po’ipo’i, e ‘ohiti ‘ona i te hō’ē tiare pua, nō te poe. Ua nā reira noa ‘o Heia iti, ‘e matahiti atu ra. ‘Aita nei ā ihoā tāna tāne i ho’i mai !!!

            Tae a’e ra i te hō’ē mahana, nō te rahi o tōna pe’ape’a ‘e o tōna ‘oto, ta’i noa a’e ra , ‘ pō noa atu ra, ‘e ‘opua iho ra’oia i te ha’apohe ia na. U ‘ōhiti mai i te hō’ē tiare pua, poe a’era i ni’a i tōna tari’a. Ua ‘ō’oti mai i te piti o te tiare, ‘e haere atu ra i te hō’ē vahi mato tārere, ma te tāpe’a maita’i i tāna tiare, ‘e i reira, ‘ōu’a atu ra i raro mai i taua mato ra. I te vāhi i topa ai ‘oia, ua mo’e roa tōna rima ra, te rima i tāpe’a i te tiare, ‘aita ia i mo’e roa.

             I te vāhi tei reira taua rima nōna ra, ua tupu mai ia, i te hō’ē rā’au iti rau’ere rōroa, ‘e, ua ‘ūa’a mai te hō’ē tiare iti : e mea ‘uo’uo ‘o roto, e mea matie ‘o rāpae.

             ’E te huru ‘o taua tiare ra, e hoho’a ia no te rima ta’ata, te rima ‘o Heia. Ua topahia tōna i’oa : TIARE ‘APETAHI.

 

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Angélo, E hoho’a

Posté par rainbowoman le 8 mai 2009

http://www.dailymotion.com/video/x2m4d8

 

Hoho’a : image

Très belle chanson !

Tu es crée à l’image de dieu

E hoho’a no te here                         Tu es l’image de l’Amour
E hoho’a no te aroha                       Tu es l’image de la Bonté
No te mea e hoho’a                          Parce que tu es l’image
No te Atua                                        De Dieu

Papa’i hia, a here atu                       Il est écrit, que tu dois aimer
Papa’i hia, aroha tu                          Il est écrit, que tu dois être bon
Are’a ra to tiaturiira’a                     Cependant ta confiance
Eiaha ia e horoa atu                         Ne la donne pas (sous entend à n’importe qui, n’importe quoi)

E hoho’a oe no te maitai                   Tu es l’image du Bien
E tae’ae hoi oe no’u e                        Tu es mon frère
Ia ro’ohia ra oe i te ati                      Dans les pires moments
E taata tupu oe no’u e                      Tu es mon chemin
E noa atu to oe nei huru                  Malgré ce que tu peux être
E noa atu ta oe mau peu                  Malgré ta culture (différente de la mienne)

Eiaha ia moe i roto i to oe mafatu   Garde toujours au fond de ton coeur
Te parau te parau                             La parole
O te autaeaera’a                                De la Fraternité

E te aroha e e …                                 Et de l’Entraide

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