• Accueil
  • > Recherche : marché tahiti

Résultats de votre recherche

La légende du cocotier (2 versions) – Te ‘a’ai no te tumu ha’ari

Posté par rainbowoman le 3 octobre 2009

IA ORA NA, MANAVA E MAEVA

cocotier.jpg

 

Hina promise à Fa’arava’ianu (qui étancha la soif)

Il y avait une fois une très belle princesse de Pape’uriri, Tahiti, du plus haut rang, et que ses protecteurs célestes, le Soleil et la Lune, avaient nommée Hina. Lorsqu’elle fut devenue une jeune femme très admirée pour sa beauté, des éclairs de lumière émanaient de son corps. Le Soleil et la Lune la marièrent au roi du Lac Vaihiria avant même qu’elle ne l’eût jamais vu.Ce roi s’appelait Fa’arava’ianu et Hina , supposant que ce mariage était souhaitable, s’occupa joyeusement de tous les préparatifs de son mariage. Elle choisit pour demoiselle d’honneur deux amies d’enfance, Varua et Teroro.

Lorsque le jour du mariage arriva, elles s’habillèrent de tapa blanc avec des guirlandes de maire entrelacées de fara rouge et de tiare blanc. La mariée portait comme insigne de haut rang un collier et une ceinture de ‘ura rouge et jaunes. Enfin la princesse partit accompagnée de ses serviteurs et de ses amis et se dirigea vers le lac Vaihiria au son du tambour et du vivo.

En arrivant à mi-chemin dans la vallée, elle aperçut, à sa profonde horreur,son époux qui venait à sa rencontre et qui n’était autre qu’une énorme anguille aussi large et longue que le tronc d’un grand cocotier ; tel était Fa’arava’ianu, roi du Lac Vaihiria à qui la belle Hina avait été promise .

Refus et fuite de Hina à Vaira’o

Terrorisée, la pauvre princesse se tourna vers ses parents, et leur dit : « Est-ce vraiment ainsi, o mes parents, Est-ce votre désir que je sois mariée à un monstre et non à un être humain ? Comme vous êtes cruels. »
Je vais donc me sauver moi-même.
Et aussitôt elle quitta la vallée et rentra chez elle. Les gens la voyant rentrer, lui demandèrent la cause de son retour et, lorsqu’ils l’apprirent, leur désespoir se joignit au sien.

« Et maintenant, leur dit-elle, adieu, il faut que je me sauve. Si tout va bien je reviendrai et, en attendant, mes chers amis, je vous confie tout ce que j’ai de précieux. Si je vis, je reviendrai vivre parmi vous que j’aime tant ».
On lui prépara aussitôt une pirogue et, à la tombée de la nuit, Hina, accompagnée de fidèles serviteurs, partit pour Vaira’o, Taiarapu, pour se mettre sous la protection du grand Maui qui avait arrêté et réglé le soleil.

Hina demande la protection de Maui
En arrivant dans la grande île où il habitait, Hina fut reçu par la femme de Maui, ce dernier étant absent.
Peu de temps après il rentra et demanda à sa femme d’où provenaient ses éclairs de lumière qui illuminaient leur sombre demeure.
« C’est Hina à la ceinture ‘ura, lui répondit-elle,
Hina aux éclairs dans l’Est, Hina fille du Soleil et de la Lune, son vent est l’alizé du Nord-Est. »
Maui s’approcha alors de la princesse et lui ayant souhaité la bienvenue lui dit : « O Hina, fille chérie de Mataiea, que puis-je faire pour vous ma princesse, »
« O Maui s’écria-t-elle, sauvez-moi de ce monstre hideux, du roi de Vaihiria qui va venir ici pour me réclamer comme son épouse ! Ayez pitié de moi, regardez au dehors, quel est le vent qui souffle ?
Il est possédé, l’obscurité s’étend sur le pays et les vagues écumantes cachent l’océan au loin ! »
Et pendant que Hina racontait sa triste aventure, ils aperçurent l’anguille qui se frayait un passage dans le récif.

Confrontation de Maui et Tuna
Maui, horrifié, se hâta de placer ses deux dieux de pierre sur la falaise, aiguisa sa hache et prépara son hameçon ;
puis comme l’anguille s’approchait du rivage, il mit un appât tentateur sur l’hameçon et l’attacha avec des cheveux de Hina.
Aussitôt que l’anguille le vit, elle s’écria d’une voix de tonnerre:
 » Maui, livre-moi mon épouse ! »
Et Maui jeta son hameçon dans la mer en criant
:« C’est moi Maui le brave, dans mon fief aucun roi ne peut m’échapper ; il deviendra de la nourriture pour mes dieux. »
L’anguille ayant vu l’appât ouvrit la gueule et l’avala avec l’hameçon. Maui la tira à terre et la décapita puis, ayant enveloppé la tête, dans un morceau de tapa, il la présenta à Hina en disant:

Recommandation de Maui à Hina

« Tenez bien ce paquet et ne le poser surtout pas à terre avant d’être arrivée chez vous, plantez-le alors au centre de l’enclos du marae. Cette tête d’anguille contient de grands trésors pour vous, vous en tirerez de quoi construire et achever votre maison, sans compter de quoi manger et boire. Mais n’oubliez pas mon avertissement afin de ne pas perdre ce précieux bien en le posant à terre avant d’arriver chez vous. C’est alors qu’on se souviendra de vous en tant que
Hina-vahine-e-‘anapa-te-uira-i-te-hiti’a-o-te-ra. »

Oubli de Hina et naissance du cocotier

Hina prit donc le paquet qui était devenu léger par enchantement et, faisant partir sa pirogue en avant, elle décida de marcher un peu avec sa servante. Elles arrivèrent à un endroit nommé Paui ,
où se trouvait une rivière et s’arrêtèrent pour se désaltérer.
Ce faisant, Hina déposa sans y penser son paquet sur le sol puis décida de prendre un bain. Elle avait à peine plongé dans l’eau que l’avertissement de Maui lui revint à la mémoire.
Elle remonta en hâte sur la rive et là, à sa stupéfaction, constata que:
le tapa enveloppant la tête s’était détaché et que la tête elle-même était fixée dans le sol et couverte de jeunes pousses ; elle était devenue un jeune cocotier !
Alors Hina comprit pourquoi Maui lui avait dit de ne la poser que dans son marae et elle pleura amèrement.
A ce moment apparu une femme du peuple appelée Ruroa qui demanda à Hina la cause de son chagrin et, après avoir écouté son récit, lui dit avec sympathie : » Ne soyez pas en peine, car cette terre nous appartient ; venez vivre avec nous, vous pourrez ainsi surveiller la croissance de votre arbre qui sera toujours votre propriété. »

Hina accepte l’hospitalité de Ruroa

Hina, réconfortée, accepta l’aimable invitation et, après avoir envoyé sa compagne jusqu’à sa pirogue pour dire à sa suite de rentrer, elle se confia à sa nouvelle amie qui l’installa très confortablement chez elle. Après avoir copieusement déjeuné, Hina se jeta sur une natte et s’endormit profondément.
En se réveillant vers le soir, elle entendit des voix non loin de la maison et vit deux beaux jeunes gens, fils de Ruroa qui revenaient de la pêche, et étaient en train de demander à leur mère quelle était la cause de ces éclairs qui sortaient de la maison.
Elle leur répondit :  » C’est Hina, princesse de Pape’uriri et fille du Soleil et de la Lune. Elle possède un jeune cocotier qui est planté non loin d’ici et elle demeure ici pour le surveiller jusqu’à sa maturité. »

Hina anoblit les deux fils de Ruroa et la mère

Assez troublés, les deux jeunes gens restaient dehors, n’osant pénétrer dans la maison. Le plus jeune alla voir le nouvel arbre et le trouva portant de nombreuses noix ;
il en prit une qu’il porta à son frère et à sa mère et, tandis que ceux-ci l’examinaient avec admiration, Hina, voulant mettre toute la famille à son aise, leur cria d’entrer.
Elle dit au frère aîné : » Vous devez être Mahana-e-‘anapa-i-te-po’i et vous, dit-elle, s’adressant au plus jeune, « Vous devez être
Ava’e-e-hiti-i-te-ahiahi »
En leur donnant ces noms qu’autrefois les plébéiens n’auraient jamais osé prendre, elle les anoblit et par là même, anoblit la mère.
La belle et généreuse Hina ne tarda pas à se faire aimer de toute la famille et tout ce monde vivait heureux, se nourrissant de noix de coco qui faisaient l’admiration de toute la presqu’île de Tai’arapu.

Mariages de Hina et naissance de deux filles
Hina et Mahana-e-‘anapa-i-te-po’i s’éprirent l’un de l’autre et, de ce mariage, naquit une fille qu’ils appelèrent Te-‘ipo-te-marama (la fiancée de la lune). Malheureusement le mari de Hina mourut peu de temps après.
Celle-ci épousa un peu plus tard le jeune frère qui lui rappelait son premier mari. De ce second mariage elle eut encore une fille qui fut appelée
Te-‘ipo-o-te-here (la fiancée de l’amour).

Arrivée du cocotier à Anaa

Un jour que les deux enfants jouaient tenant chacun dans sa main une noix de coco mûre, les dieux se saisir d’eux et les placèrent sur un arc-en-ciel qui les porta à Taka-horo dans l’île Anaa aux Tuamotus.
La plus jeune sœur constatant que sa noix ne contenait pas d’eau, la changea avec celle de sa sœur à son insu.
Mais ceci déplut aux Dieux qui firent tomber la noix de ses mains et l’emmenèrent dans les nuages d’où elle ne revint jamais.

C’est ainsi que Te-‘ipo-o-te-marama devint l’unique propriétaire du premier cocotier qui poussa à Anaa et c’est de cette île que se répandirent tous les cocotiers dans tout l’archipel.

cocotier.jpg


Ce premier arbre vécut, dominant tous les autres, jusqu’au cyclone du 8 Février 1906 qui le brisa en trois morceaux que la mer balaya.

Résidences de Hina

Hina vécut de longues et heureuses années avec son mari, vivant tantôt à Tai’arapu, tantôt à Pape’uriri (Papeari),et ils eurent de nombreux enfants.

400pxdistrictsdetahiti.png

PAPE’URIRI (Papeari) : côte ouest, juste avant l’isthme

lactraversiere.jpg

LAC VAIHIRIA, perché sur les hauteurs de l’île, résidence de TUNA, roi du Lac Vaihiria, et roi des anguilles.

anaa.jpg

Pour en savoir un plus sur l’atoll de Anaa : http://anaa.over-blog.org/article-18610267.html

Si vous regardez la carte de plus près, sur la partie Nord de l’île, vous lirez TEMARIE (témarié) un petit îlot, sur lequel ma grand-mère mit au monde ma mère.

lalgendeducocotierparbobby.jpg

La légende du cocotier par Bobby HOLCOMB

cocotier.jpgcocotier.jpgcocotier.jpg

2nde  version de la Légende du Cocotier

Dans les temps anciens vivait à Tererauta une jeune fille très belle répondant au nom de Hina. Ses longs cheveux noir jais et son port de tête altier faisaient l’admiration de ses parents. Quand elle eut 16 ans, son père, le chef du district, envisagea de la marier. Il partit en quête d’un prétendant dans le district voisin de Teretai. Lorsqu’elle vit son futur époux, Hina ne put réprimer un sentiment d’horreur, l’heureux élu possèdant un corps énorme surmonté d’une tête effrayante. Il s’agissait du prince des puhi (anguilles). La jeune fille, épouvantée, s’enfuit vers la montagne.

Le soir, épuisée, elle vit un fare désert et s’y réfugia. C’était la demeure du dieu Maui qui était parti à la pêche. En rentrant chez lui, Maui trouva Hina qui lui raconta sa mésaventure. Ému par son histoire, le dieu lui promit de l’aider et l’autorisa à se cacher chez lui.Mais le prince des anguilles retrouva rapidement la trace de sa promise. Hiro, dès qu’il le vit, le captura et le coupa en trois parties. La tête tomba aux pieds de Hina et lui parla ainsi : «Un jour viendra où tous ceux qui me détestent finiront par m’embrasser sur la bouche, et toi Hina, tu seras la première d’entre eux !» Hiro enveloppa la tête de l’anguille dans des feuilles de bananier et confia le paquet à Hina : «Tu peux rentrer chez toi désormais. Tu enterreras la tête du puhi dans ton village, mais ne la pose jamais à terre durant ton voyage de retour car la malédiction pourrait se réaliser.»
Hina prit la route, mais en chemin, accablée par la chaleur, elle s’arrêta au bord de la rivière. N’y tenant plus, elle se baigna, après avoir déposé son paquet à terre. Aussitôt, la terre trembla et s’ouvrit pour engloutir la tête de l’anguille… Puis, un arbuste sortit de terre et poussa. Il ne ressemblait à aucun des arbres que connaissait Hina : un immense tronc, fin et droit, surmonté d’une grosse touffe de feuilles immenses, un peu comme une giganteque anguille dressée vers le ciel ! Les dieux, furieux, condamnèrent Hina à vivre près de la rivière en lui interdisant d’approcher l’arbre et d’en manger ses fruits.Le temps passa et Hina rencontra un pêcheur. Ils se marièrent et eurent une fille, aussi belle qu’était Hina au même âge. Une seconde fille arriva, à l’image de la première. Les enfants grandirent et un jour, alors que les parents étaient absents, elles voulurent goûter aux fruits étranges de l’arbre interdit, de grosses noix à la peau dure, frappées de trois taches sombres disposées en triangle au sommet, comme les yeux et la bouche d’un visage… Mais les dieux veillaient. Ils changèrent les deux jeunes filles en nuages. Les anciens racontent encore aujourd’hui qu’il s’agit des deux nuages roses qu’on aperçoit au-dessus de l’atoll de Anaa…Les années passèrent. Hina et son mari se consolèrent tant bien que mal de la disparition de leurs fillettes. Un jour, une grande sécheresse déferla sur les îles. Les sources se tarirent, les rivières s’assèchèrent, les récoltes se perdirent. La famine arriva… Seul l’arbre aux fruits interdits continuait à produire des fruits de plus en plus beaux, de plus en plus gros. Un jour, n’y tenant plus, les hommes décidèrent malgré l’interdiction des dieux, d’y goûter. La prophétie du prince des puhi allait s’accomplir. Pour étancher sa soif immense, Hina perça le fruit à l’endroit des trois taches et but un liquide légèrement sucré, délicieusement rafraîchissant… en posant ses lèvres sur le fruit défendu ! 

 

Publié dans LEGENDES POLYNESIENNES | 4 Commentaires »

if (typeof OA_show === "function") OA_show('b300'); // ]]> -->

La cueillette des oranges sur le plateau Tamanu, Punaauia, Tahiti

Posté par rainbowoman le 22 septembre 2009

polynesiefrancaise.gif

ttahitipunaauiamahina1.jpg

 

Carte satellite de la commune de Punaauia à Mahina et entre, les communes de Fa’a'a (où se trouve l’aéroport international), Papeete et Pirae.

 

Dans cet article, je souhaite vous parler d’une tradition : LA CUEILLETTE DES ORANGES sur le plateau du TAMANU, qui a lieu tous les ans, dans la commune de Punaauia, dans la partie ouest de Tahiti, juste après la commune de Fa’a'a.

Enfant, avec mon père, on achetait toujours une glane d’oranges tous les ans. Je savais que des hommes allaient les cueillir mais je n’avais pas conscience de la difficulté de la tâche. Ce n’est bien plus tard que je l’ai compris. A mon tour, je fais comme mon père, je vais tous les ans acheter une glane … Lorsque je vois ces hommes avec cette bosse, conséquence de l’exploit accomplit chaque année plus comme une acte nécessaire envers les anciens qu’un challenge, je suis sans voix et surtout très respectueuse car ils sont les gardiens de la tradition …

Aujourd’hui, cette tradition attire énormément de visiteurs, l’an passé  plus de 800 d’entre eux ont assité à la cueillette … je n’y suis jamais allée, sachant le « parcours du combattant » qu’il faut faire, mais ça vaut le « coup d’oei » …

Certaines personnes de la famille l’ont faite, départ à 4h du matin, et une marche de 5 heures pour arriver au Fare Anani (Maison de l’Orange) où on fait l’appel de tous les cueilleurs inscrits (après avoir payé une cotisation de 100 euros/an), puis c’est le départ pour la cueillette. Il faut aller très vite pour trouver l’ORANGER qui à lui seul porte tant d’oranges, qu’il faut être à 2 pour les redescendre  dans la plaine.

 

PUNAAUIA (ancien nom HITI)

Punaauia tire son nom d’un homme appelé PUNA.

La cueillette  est réservée aux natifs de la commune ayant payé une cotisation à l’association. Les visiteurs sont également autorisés à « voir » la cueillette moyennant une somme de 1 000 frs (environ 8 euros), mais il faut être de bonne condition physique car la « grimpette » est rude …. très rude :) )) Traditionnellement, les porteurs se couvrent d’un pareo et d’une couronne de fleurs. Après avoir traversé le plateau de Tamanu, situé à 600 mètres d’altitude, il faut redescendre au fond du magnifique cirque rocheux dominé par les monts Marau, Aorai, Orohena, Tahiti et la crête du Diadème. Après une halte au Fare Anani, le refuge des porteurs d’oranges, c’est à nouveau une difficile montée le long d’une crête rocheuse pour arriver à l’altitude de 804 mètres, celle du fameux plateau de Rata (guerrier) où les oranges abondent.

plateaudesorangers.jpgleplateaudetamanuoudesorangersaltitude800m.jpg

orange1tamanu.jpg

Les monts Aorai, Orohena, le Diadème qui se dressent en face du plateau

Cerrtains  y ont laissé la vie  à cause des glanes trop lourdes et du relief qui les aura fait chuter. (la chanson que vous entendez rend hommage à cette tradition et surtout aux porteurs : un chant de soutien).

Certains avouent franchement que « qui n’a pas goûté aux oranges de Punaru’u ne peut pas savoir ce qu’est une orange » :) )) ; je crois qu’on appelle ça du chauvinisme :) )). Ainsi parlait Teriierooiterai, ancien chef dit district de Punaauia. Cette fière devise reste celle des nombreux fidèles de ce qui est devenu un rite annuel: la cueillette des oranges des plateaux de la Punaruu.

La présence d’orangers sauvages en altitude au fond de la vallée de la Punaruu est une bénédiction pour les amoureux de la nature et les habitants de Punaauia en particulier qui entretiennent le rite de la cueillette annuelle depuis plusieurs générations. Les plants d’orangers auraient été introduits en Polynésie par Cook lui-même, et sont vite disséminés sur l’archipel à tel point que Tahiti exportait ses oranges vers l’Amérique en 1860. Mais une maladie décima tous les arbres du littoral, n’épargnant que ceux situés en altitude. L’isolement du cirque rocheux du haut de la vallée de la Punaruu constituant un endroit parfaitement préservé les orangers sauvages continuèrent d’y proliférer. Récoltées sur plus d’une dizaine de petits plateaux de la vallée. les oranges présentent bien sur des qualités diverses. Les plus lourdes et sucrées proviennent du plateau Puharuru, au dessus du Rata, les plus amères se trouvent au Ti, les plus spongieuses mais sans jus viennent du Paru. Le Fataraa Potii Pataaroa produit les oranges les plus juteuses mais avec une peau très épaisse, ce qui en fait les plus lourdes et donc les plus difficiles à redescendre. Enfin, les plus rouges et les plus sucrées proviennent toujours du Maretia ; ce sont celles qui remportent presque chaque année le concours des meilleures oranges.


Tous les porteurs, qui ont  beaucoup d’ancienneté, ont une bosse qui se forme sous la nuque et à elle seule, elle prouve combien cette tâche est difficile tant par le parcours tant par le poids des glanes  … mais le sourire est toujours là … 

41211804.jpg  bal2.jpg

lesorangessauvagesporteursanstexte.jpg orange400.jpg  

        Tenue traditionnelle, un pareo                    Nouvelle tenue, short, baskets, et sac  dos 

             et la couronne fougère                                                  et casquette

photo024.jpg  73318aa15b2d73d315ce3a9cbccb54aa.jpg

A la fin, tous les cueilleurs se retrouvent à la Mairie de Punaauia pour le concours des plus belles oranges et de la glane la plus traditionnelle (utilisation du rafia). Ils effectuent un ultime parcours en tenue traditionnelle devant le public et le jury.


orange2.jpgorange3.jpg 

Ces jeunes hommes sont la relève. Tant mieux … Aujourd’hui, la femme trouve aussi sa place …

orange4.jpg41211742p.jpg

41211654p.jpg  Pour les glanes qui resteront invendues sur place, chaque cueilleur les exposera devant chez lui sur le bord de la route et celui qui en veut, s’arrête, donne un coup de klaxon et voit arriver soit le cueilleur, soit sa femme ou un de ses enfants …. c’est toujours une histoire de famille.

Paroles de la chanson : TOMORA’A ANANI  (ouverture de la cueillette des oranges)

Pehepehe ho’i teie                                    Voici le chant de départ

Fa’aineine tamari’i Punaru’u                    Prépare-toi enfant de Punaruu

No te tomora’a i te anani                         Pour la cueillette des oranges

Ei ni’a i te Tamanu                                   Sur le Tamanu

Reo iti fa’ateni no te amora’a                   Entend cette  voix qui t’encourage  

A haere i mua                                           Va de l’avant

Ua hiti mai te maramarama                     Le jour s’est levé

Ei ni’a ia Aranuanua e                             Sur Aranuanua e

Tahiri noa mai te hupe Punaruu             La brise souffle sur Punaru’u (la vallée)

Aue ra o te au rahi e                                Si  râfraichissante

Tiraha noa mai Orohena*                        En face, se dresse Orohena

Te mou’a no te fenua nei                        Le plus haut sommet de l’île

Ua tapo’ihia ‘oia                                      Couverte

I te ata huru rau                                      Des nuages

No te fenua nei.                                      De l’île

Orohena : le plus haut sommet de l’île de Tahiti et de la Polynésie française, qui culmine à 2 241 m.

800pxmontorohena.jpgorohena.jpgmontorohenavuedelapointevenus.jpg

 

 

 

 

Toutes les photos présentes dans cet article  ont été trouvées sur le net.

 

 

 

 

 

Publié dans TRADITIONS POLYNESIENNES | 2 Commentaires »

Le Truck à Papeete – Te pere’o'o mata’eina’a

Posté par rainbowoman le 16 septembre 2009

Le TRUCK est le transport en commun par excellence à Tahiti … enfin …. ils sont petit à petit remplacés par les Bus … ^^ …  Quelle horreur ! car les le truck est une spécifité à la Polynésie Française.
Aaahh le truck !!!

A l’époque, les chauffeurs de truck attiraient leurs clients avec la puissance de leurs haut-parleurs qui s’égosillaient aux rythmes des dernières nouveautés musicales et beaucoup de reaggae, mais aussi de la musique locale :) )) C’était G E N I A L !!  Et puis, c’était le moyen pour certain de retrouver enfin son petit copain, être si proche … Si les amoureux habitaient dans des communes différentes, ils attendaient tous les deux le dernier voyage …. ben oui, la séparation allait être siiiiii duuure … et il fallait attendre le lendemain pour se retrouver … Le dernier voyage était généralement à 18h, au-delà … fallait rentrer à pied ou faire de l’auto-stop !!!

Adolescente, je refusais de rentrer en voiture … c’était FUN de se retrouver au Marché :) )))

Plus sérieusement, le Truck était le relais entre les districts et la capitale. Les gens du district, notamment les agriculteurs qui ne possédaient pas de véhicules, attendaient le truck tous les matins et chargeaient leurs produits sur le toit du truck … et à la fin de la journée , ils reprennaient le truck et rentraient chez eux. Généralement, ils étaient levés à 3h du matin pour prendre le truck qui passait vers 3h30 et 4h … car la route est longue. Ils arrivaient en ville à 5h. Le retour se faisait à 15h, dernier voyage . Le prix du transport est proportionnel à la distance parcourue par le truck : normal … ainsi, je payais 50frs cp pour aller en ville et un habitant du district déboursait jusqu’à 100 frs, je parle de il y 20 ans de ça … c’était vraiment le bon temps … Pour les élèves des districts qui n’avait pas trouver de foyer d’hébergement en ville ou aux alentours de la ville, c’était beaucoup plus dure, car ils devait être levés à 4h ou 3h du matin, pour ne pas râter les cours :( (( ! ça c’est moins marrant … mais bon … on n’avait pas le choix !!

Aujourd’hui, les Bus ont pris le relais, par souci de sécurité et surtout …. pour un paquet de pognon pour ceux, bien évidemment qui ont investi … bref … donc c’est moins convivial … je ne vais pas vous décrire un bus … la particularité du truck, c’est qu’il a 2 longs bancs qui se font face et on  peut discuter avec celui qui se trouve en face ou celui qui est assis à sa gauche et à sa droite … 

Voici quelques photos de trucks que j’ai trouvé sur le net.

trucktahiti.jpg

 

 

J’ai trouvé cette photo sur le net !!! j’en suis toute émue car au fond, on aperçoit le 1er MARCHE de Papeete, celui que j’ai connu, adolescente, et un truck du district …Comment je le sais, ben tout simplement, parce que seuls les trucks des districts étaient plus grands, car ils devaient transporté un maximum de personnes puisqu’ils n’effectuaient que 3 aller-retour par jour. Sur les toits des trucks, on y mettait tous les produits agricoles … Devant le  panneau « INTERDIT » est garée une Peugeot camionnette, mes grands-parents maternels en possédaient une !  Quel bonheur !!!!

C’est là que j’attendais MON TRUCK tous les jours à 16h avec mon « panier marché » (panier en pandanus, c’était la mode) sous le bras. Au premier plan, à droite, on aperçoit des VESPAS introuvables aujourd’hui et à gauche, l’avant d’un autre truck du district …

Cette photo a été prise dans les années 67/68  et  appartient à Mr Daniel Sotty

 

 

truck.jpgta30020.jpgmvigtp3863.jpg

 

mvigtp730188.jpg

 

 

      truckbleu.jpg  L’arrière d’un truck. On aperçoit sur les côtés 2 échelles qui permettent ainsi

                                                      d’accéder au toit.

 

Le TRUCK fait aussi office de Transport Scolaire   052820082100370040177150221.jpg

 

 

 

mob9011332227441.jpg                                       truck01.jpg

               Les petits trucks s’arrêtent  au P.K. 6, au-delà, c’est réservé aux grands trucks :) )

 

 

 

 

 

 

Voilà aujourd’hui les 2 types de transport en commun … inutile de vous dire que le plus grand écrase 

petit à petit le petit ^^ ! Quelle tristesse !!

transports400.jpg

Publié dans | 2 Commentaires »

Le Marché de Papeete – Tahiti – Te Matete no Pape’ete

Posté par rainbowoman le 16 septembre 2009

IA ORA NA, MANAVA E MAEVA

logooff.jpg

 

 

marche04papeete.jpg

Le Marché de Pape’ete est le lieu incontournable pour tous les Polynésiens, car c’est là, que toutes les victuailles, fleurs, fruits,  légumes et produits artisanaux se vendent.  Tous ces produits arrivent de toutes les îles de la Polynésie.

Le Marché de Pape’ete était le point de rencontre car c’est au Marché que l’on va acheter le poisson. Pour tous les gens qui arrivent des îles, manger du steack c’est bien, mais le poisson c’est encore mieux … n’importe comment, il leur faut LEUR POISSON … 

Lorsque j’accompagnais ma grand-mère maternelle ou mes tantes au Marché, on passait 2 minutes devant les étals de poissons et 1 heure à papoter avec des gens de la famille : le cousin du cousin de la cousine de la grand-mère … enfin, vous voyez le truc !!! alors on passe en revue TOUUUUUUUTE LA FAMIIIIIIIIIILLE : « machin à accoucher, untel s’est s’éparé de sa femme, untel est décédé, la cousine s’est faite rosser par son mari, le Père machin est venu faire la messe sur l’atoll et puis au final ….  » é é , ‘e Mama, ça va ???  » et ENFIN au bout de 60 minutes … on quittait les lieux … J’aimais bien y aller avec ma grand-mère maternelle, une femme respectée et crainte par tous les gens originaires de son atoll, car même si elle était toujours heureuse de rencontrer la « famille », elle m’était vite fin à la conversation et on rentrait aussitôt ! Vous comprenez le rôle que joue le Marché !!!

Autour du  marché, se trouvaient tous les transports en commun, les TRUCKS, et donc, à la fin des cours, on se retrouvait tous au Marché pour prendre le truck … c’était le lieu de rencontre, des retrouvailles … que de bons souvenirs … on était sûr d’y croiser des membres de la famille, des amis perdus de vue … 

Voici quelques photos de l’intérieur du Marché. Photos que j’ai trouvées sur le net

9782915105308fs.gif

800pxmarchpapeete.jpg

aumarchedepapeete2.jpg830062.jpg4785827l.jpeg

artisanat14chapeaux.jpgartisanat12.jpgstandcoquil.jpg

 

pareo.jpg

Les pareo sont exposés à l’extérieur du Marché.
C’est là que j’y fais mon shopping puisque je suis toujours en pareo même en classe.

Mais faut pas se leurrer, ils arrivent directement de Bali ^^ !

 

 

poisson.jpg              6862564852d14cbdb43.jpg

marchandedepoissonpapeete.jpg

La pêche est du domaine des hommes mais la vente est celui des femmes.

decoupedesthonssurlemarche.jpg

Préparation des filets de thon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans | 18 Commentaires »

Angélo, Arioi

Posté par rainbowoman le 8 mai 2009

Angélo Neuffer, auteur compositeur interprète tahitien. Est arrivé sur le devant de la scène avec Bobby Holcomb, ils ont tous les deux apporter du sang neuf à la musique tahitienne. Leur sujet principal : LA VIE DES POLYNESIENS D’AUTREFOIS. Cela nous a permis de nous retourner et d’apprendre notre histoire.

http://www.dailymotion.com/video/x2te2n

 

Cette chanson parle des Arioi, sorte de « bouffons du roi », les seuls autorisés à se moquer de la classe royale. C’étaient des artistes : chanteurs, danseurs etc… Ils étaient choisis parmi les plus beaux, les plus doués jeunes hommes de l’île. Dans ce clip, on peut voir les aspects principaux de la culture tahitienne : le « marae », temple à ciel ouvert, construit avec des pierres ; les tikis : représentations matérielles des dieux ; la danse tahitienne ; le tatouage ; la marche sur le feu.

Publié dans CHANSONS POLYNESIENNES | Pas de Commentaires »

 

CLUBFREEDOM ET REVOLVINGTRAVEL |
Sage-femme au Poste de sant... |
Aventure Libanaise |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | marie à vancouver
| adsvoyages
| Xin Chào Vietnam... Ginett...