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Les 20 ans de la Mairie de FAAA

Posté par rainbowoman le 22 octobre 2009

Aujourd’hui, Mercredi 21 octobre 2009, j’ai assisté à la cérémonie d’anniversaire des 20 ans de la Mairie de la Commune de Fa’a'a !

Fa’a'a est ma commune de résidence, celle où mes parents ont décidé de s’installer … je n’ai connu que cette commune et malheureusement je ne peux me résoudre à vivre ailleurs qu’à Fa’a'a … bon ce n’est pas le sujet … hi hi hi !

Pour l’occasion, toute la population de la commune était invitée à cette grande fête … il faut savoir que Faaa est la plus grande commune en nombre d’habitants : + de 24.000.

Comme à l’accoutumée, nous avons attendu les autorités de l’île, le Maire de la Commune de Fa’a'a, Monsieur Oscar TEMARU, également le Président du Territoire de Polynésie Française.

Toutes les cérémonies culturelles, adminsitratives, politiques en Polynésie Française démarrent toujours par une prière et des chants religieux, pour l’occasion, c’est la chorale de l’Eglise des Saints des Derniers Jours. Mais avant cela, un hommage a été rendu à la Terre, Fa’a'a par une jeune adolescente, une jeune oratrice:  » orero », la meilleure du Territoire … imaginée le silence dans la salle … tous les regards dirigés vers elle … ce petit bout de chou tenant 10 minutes en récitant un texte long sur l’origine de la commune, ses limites d’est en ouest et de la montagne à la mer, ses « marae » (temples), …  ce fut un r é g a l !! j’en ai eu des frissons … tellement beau … si jeune et être capable d’un tel exploit … les seuls orateurs que je connais, on plus de 40 ans et ne sont que des … hommes ! Chapeau mademoiselle ! même le maire s’est levé et lui a remis une des couronnes de Tiare Tahiti. 

Puis vient le discours du Maire : ce fut bref et très agréable. Il a tout d’abord rendu hommage aux anciens dirigeants de la mairie, que nous avons applaudi à tout rompre … il s’est mis à raconter comment la mairie que nous avons aujourd’hui a vu le jour … difficile car Monsieur Oscar TEMARU souhaitait que la mairie soit aux couleurs « locales » à savoir des « fare » (faré – maison) aux toits de pandanus … cela a été difficile … ils ont pensé aux cyclones, les toits n’y tiendraient pas et finalement , avec tous les cyclones qui se sont abattus sur l’île de Tahiti, les fameux « toits » ne subirent aucun dégâts … Puis, il a demandé à son épouse de prendre la parole … ce qu’elle a fait non sans une grande émotion … imaginez-vous que depuis plus 20 ans que son mari est entré en politique et pas une seule fois elle n’est intervenue dans quelques meetings que ce soit … ce fut vraiment émouvant … elle a parlé du jour où son mari lui a annoncé qu’il souhaitait courir pour les municipales ! toutes ces larmes n’y ont rien fait … et comme elle le dit si bien : « c’est grâce à la Prière que j’ai accepté et que je soutiens mon mari » – et de rajouter – « la femme est le balancier qui équilibre la pirogue » – Cette dame est une personne très très discrète, malgré toute la médiatisation faite autour de son époux … et une personne très très appréciée et respectée par toute la population …

Et enfin, l’inauguration de quelques nouvelles infrastructures : courts de tennis, nouvelle caserne etc …

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Fare (faré- maison) ‘Oire (oiré – ville)

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en attendant …

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L’arrivée de Monsieur le Maire saluant les anciens dirigeants de la commune

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La photo de droite : Monsieur le Haut-Commissaire, Monsieur le Maire, Monsieur le Sénateur etc …

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La meilleure jeune oratrice du Territoire, élève au Collège Henri Hiro

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Monsieur le Maire et Madame

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En guise de ruban, une couronne double de Tiare Tahiti

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La salle de l’Etat-Civil

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Le buste du père de l’Autonomie, Mr Pouvanaa a Oopa

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La salle des mariages

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Une plaque en hommage à un autre indépendantiste

 

 

Publié dans 20 ans de la Mairie de FAAA | 5 Commentaires »

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La légende du cocotier (2 versions) – Te ‘a’ai no te tumu ha’ari

Posté par rainbowoman le 3 octobre 2009

IA ORA NA, MANAVA E MAEVA

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Hina promise à Fa’arava’ianu (qui étancha la soif)

Il y avait une fois une très belle princesse de Pape’uriri, Tahiti, du plus haut rang, et que ses protecteurs célestes, le Soleil et la Lune, avaient nommée Hina. Lorsqu’elle fut devenue une jeune femme très admirée pour sa beauté, des éclairs de lumière émanaient de son corps. Le Soleil et la Lune la marièrent au roi du Lac Vaihiria avant même qu’elle ne l’eût jamais vu.Ce roi s’appelait Fa’arava’ianu et Hina , supposant que ce mariage était souhaitable, s’occupa joyeusement de tous les préparatifs de son mariage. Elle choisit pour demoiselle d’honneur deux amies d’enfance, Varua et Teroro.

Lorsque le jour du mariage arriva, elles s’habillèrent de tapa blanc avec des guirlandes de maire entrelacées de fara rouge et de tiare blanc. La mariée portait comme insigne de haut rang un collier et une ceinture de ‘ura rouge et jaunes. Enfin la princesse partit accompagnée de ses serviteurs et de ses amis et se dirigea vers le lac Vaihiria au son du tambour et du vivo.

En arrivant à mi-chemin dans la vallée, elle aperçut, à sa profonde horreur,son époux qui venait à sa rencontre et qui n’était autre qu’une énorme anguille aussi large et longue que le tronc d’un grand cocotier ; tel était Fa’arava’ianu, roi du Lac Vaihiria à qui la belle Hina avait été promise .

Refus et fuite de Hina à Vaira’o

Terrorisée, la pauvre princesse se tourna vers ses parents, et leur dit : « Est-ce vraiment ainsi, o mes parents, Est-ce votre désir que je sois mariée à un monstre et non à un être humain ? Comme vous êtes cruels. »
Je vais donc me sauver moi-même.
Et aussitôt elle quitta la vallée et rentra chez elle. Les gens la voyant rentrer, lui demandèrent la cause de son retour et, lorsqu’ils l’apprirent, leur désespoir se joignit au sien.

« Et maintenant, leur dit-elle, adieu, il faut que je me sauve. Si tout va bien je reviendrai et, en attendant, mes chers amis, je vous confie tout ce que j’ai de précieux. Si je vis, je reviendrai vivre parmi vous que j’aime tant ».
On lui prépara aussitôt une pirogue et, à la tombée de la nuit, Hina, accompagnée de fidèles serviteurs, partit pour Vaira’o, Taiarapu, pour se mettre sous la protection du grand Maui qui avait arrêté et réglé le soleil.

Hina demande la protection de Maui
En arrivant dans la grande île où il habitait, Hina fut reçu par la femme de Maui, ce dernier étant absent.
Peu de temps après il rentra et demanda à sa femme d’où provenaient ses éclairs de lumière qui illuminaient leur sombre demeure.
« C’est Hina à la ceinture ‘ura, lui répondit-elle,
Hina aux éclairs dans l’Est, Hina fille du Soleil et de la Lune, son vent est l’alizé du Nord-Est. »
Maui s’approcha alors de la princesse et lui ayant souhaité la bienvenue lui dit : « O Hina, fille chérie de Mataiea, que puis-je faire pour vous ma princesse, »
« O Maui s’écria-t-elle, sauvez-moi de ce monstre hideux, du roi de Vaihiria qui va venir ici pour me réclamer comme son épouse ! Ayez pitié de moi, regardez au dehors, quel est le vent qui souffle ?
Il est possédé, l’obscurité s’étend sur le pays et les vagues écumantes cachent l’océan au loin ! »
Et pendant que Hina racontait sa triste aventure, ils aperçurent l’anguille qui se frayait un passage dans le récif.

Confrontation de Maui et Tuna
Maui, horrifié, se hâta de placer ses deux dieux de pierre sur la falaise, aiguisa sa hache et prépara son hameçon ;
puis comme l’anguille s’approchait du rivage, il mit un appât tentateur sur l’hameçon et l’attacha avec des cheveux de Hina.
Aussitôt que l’anguille le vit, elle s’écria d’une voix de tonnerre:
 » Maui, livre-moi mon épouse ! »
Et Maui jeta son hameçon dans la mer en criant
:« C’est moi Maui le brave, dans mon fief aucun roi ne peut m’échapper ; il deviendra de la nourriture pour mes dieux. »
L’anguille ayant vu l’appât ouvrit la gueule et l’avala avec l’hameçon. Maui la tira à terre et la décapita puis, ayant enveloppé la tête, dans un morceau de tapa, il la présenta à Hina en disant:

Recommandation de Maui à Hina

« Tenez bien ce paquet et ne le poser surtout pas à terre avant d’être arrivée chez vous, plantez-le alors au centre de l’enclos du marae. Cette tête d’anguille contient de grands trésors pour vous, vous en tirerez de quoi construire et achever votre maison, sans compter de quoi manger et boire. Mais n’oubliez pas mon avertissement afin de ne pas perdre ce précieux bien en le posant à terre avant d’arriver chez vous. C’est alors qu’on se souviendra de vous en tant que
Hina-vahine-e-‘anapa-te-uira-i-te-hiti’a-o-te-ra. »

Oubli de Hina et naissance du cocotier

Hina prit donc le paquet qui était devenu léger par enchantement et, faisant partir sa pirogue en avant, elle décida de marcher un peu avec sa servante. Elles arrivèrent à un endroit nommé Paui ,
où se trouvait une rivière et s’arrêtèrent pour se désaltérer.
Ce faisant, Hina déposa sans y penser son paquet sur le sol puis décida de prendre un bain. Elle avait à peine plongé dans l’eau que l’avertissement de Maui lui revint à la mémoire.
Elle remonta en hâte sur la rive et là, à sa stupéfaction, constata que:
le tapa enveloppant la tête s’était détaché et que la tête elle-même était fixée dans le sol et couverte de jeunes pousses ; elle était devenue un jeune cocotier !
Alors Hina comprit pourquoi Maui lui avait dit de ne la poser que dans son marae et elle pleura amèrement.
A ce moment apparu une femme du peuple appelée Ruroa qui demanda à Hina la cause de son chagrin et, après avoir écouté son récit, lui dit avec sympathie : » Ne soyez pas en peine, car cette terre nous appartient ; venez vivre avec nous, vous pourrez ainsi surveiller la croissance de votre arbre qui sera toujours votre propriété. »

Hina accepte l’hospitalité de Ruroa

Hina, réconfortée, accepta l’aimable invitation et, après avoir envoyé sa compagne jusqu’à sa pirogue pour dire à sa suite de rentrer, elle se confia à sa nouvelle amie qui l’installa très confortablement chez elle. Après avoir copieusement déjeuné, Hina se jeta sur une natte et s’endormit profondément.
En se réveillant vers le soir, elle entendit des voix non loin de la maison et vit deux beaux jeunes gens, fils de Ruroa qui revenaient de la pêche, et étaient en train de demander à leur mère quelle était la cause de ces éclairs qui sortaient de la maison.
Elle leur répondit :  » C’est Hina, princesse de Pape’uriri et fille du Soleil et de la Lune. Elle possède un jeune cocotier qui est planté non loin d’ici et elle demeure ici pour le surveiller jusqu’à sa maturité. »

Hina anoblit les deux fils de Ruroa et la mère

Assez troublés, les deux jeunes gens restaient dehors, n’osant pénétrer dans la maison. Le plus jeune alla voir le nouvel arbre et le trouva portant de nombreuses noix ;
il en prit une qu’il porta à son frère et à sa mère et, tandis que ceux-ci l’examinaient avec admiration, Hina, voulant mettre toute la famille à son aise, leur cria d’entrer.
Elle dit au frère aîné : » Vous devez être Mahana-e-‘anapa-i-te-po’i et vous, dit-elle, s’adressant au plus jeune, « Vous devez être
Ava’e-e-hiti-i-te-ahiahi »
En leur donnant ces noms qu’autrefois les plébéiens n’auraient jamais osé prendre, elle les anoblit et par là même, anoblit la mère.
La belle et généreuse Hina ne tarda pas à se faire aimer de toute la famille et tout ce monde vivait heureux, se nourrissant de noix de coco qui faisaient l’admiration de toute la presqu’île de Tai’arapu.

Mariages de Hina et naissance de deux filles
Hina et Mahana-e-‘anapa-i-te-po’i s’éprirent l’un de l’autre et, de ce mariage, naquit une fille qu’ils appelèrent Te-‘ipo-te-marama (la fiancée de la lune). Malheureusement le mari de Hina mourut peu de temps après.
Celle-ci épousa un peu plus tard le jeune frère qui lui rappelait son premier mari. De ce second mariage elle eut encore une fille qui fut appelée
Te-‘ipo-o-te-here (la fiancée de l’amour).

Arrivée du cocotier à Anaa

Un jour que les deux enfants jouaient tenant chacun dans sa main une noix de coco mûre, les dieux se saisir d’eux et les placèrent sur un arc-en-ciel qui les porta à Taka-horo dans l’île Anaa aux Tuamotus.
La plus jeune sœur constatant que sa noix ne contenait pas d’eau, la changea avec celle de sa sœur à son insu.
Mais ceci déplut aux Dieux qui firent tomber la noix de ses mains et l’emmenèrent dans les nuages d’où elle ne revint jamais.

C’est ainsi que Te-‘ipo-o-te-marama devint l’unique propriétaire du premier cocotier qui poussa à Anaa et c’est de cette île que se répandirent tous les cocotiers dans tout l’archipel.

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Ce premier arbre vécut, dominant tous les autres, jusqu’au cyclone du 8 Février 1906 qui le brisa en trois morceaux que la mer balaya.

Résidences de Hina

Hina vécut de longues et heureuses années avec son mari, vivant tantôt à Tai’arapu, tantôt à Pape’uriri (Papeari),et ils eurent de nombreux enfants.

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PAPE’URIRI (Papeari) : côte ouest, juste avant l’isthme

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LAC VAIHIRIA, perché sur les hauteurs de l’île, résidence de TUNA, roi du Lac Vaihiria, et roi des anguilles.

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Pour en savoir un plus sur l’atoll de Anaa : http://anaa.over-blog.org/article-18610267.html

Si vous regardez la carte de plus près, sur la partie Nord de l’île, vous lirez TEMARIE (témarié) un petit îlot, sur lequel ma grand-mère mit au monde ma mère.

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La légende du cocotier par Bobby HOLCOMB

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2nde  version de la Légende du Cocotier

Dans les temps anciens vivait à Tererauta une jeune fille très belle répondant au nom de Hina. Ses longs cheveux noir jais et son port de tête altier faisaient l’admiration de ses parents. Quand elle eut 16 ans, son père, le chef du district, envisagea de la marier. Il partit en quête d’un prétendant dans le district voisin de Teretai. Lorsqu’elle vit son futur époux, Hina ne put réprimer un sentiment d’horreur, l’heureux élu possèdant un corps énorme surmonté d’une tête effrayante. Il s’agissait du prince des puhi (anguilles). La jeune fille, épouvantée, s’enfuit vers la montagne.

Le soir, épuisée, elle vit un fare désert et s’y réfugia. C’était la demeure du dieu Maui qui était parti à la pêche. En rentrant chez lui, Maui trouva Hina qui lui raconta sa mésaventure. Ému par son histoire, le dieu lui promit de l’aider et l’autorisa à se cacher chez lui.Mais le prince des anguilles retrouva rapidement la trace de sa promise. Hiro, dès qu’il le vit, le captura et le coupa en trois parties. La tête tomba aux pieds de Hina et lui parla ainsi : «Un jour viendra où tous ceux qui me détestent finiront par m’embrasser sur la bouche, et toi Hina, tu seras la première d’entre eux !» Hiro enveloppa la tête de l’anguille dans des feuilles de bananier et confia le paquet à Hina : «Tu peux rentrer chez toi désormais. Tu enterreras la tête du puhi dans ton village, mais ne la pose jamais à terre durant ton voyage de retour car la malédiction pourrait se réaliser.»
Hina prit la route, mais en chemin, accablée par la chaleur, elle s’arrêta au bord de la rivière. N’y tenant plus, elle se baigna, après avoir déposé son paquet à terre. Aussitôt, la terre trembla et s’ouvrit pour engloutir la tête de l’anguille… Puis, un arbuste sortit de terre et poussa. Il ne ressemblait à aucun des arbres que connaissait Hina : un immense tronc, fin et droit, surmonté d’une grosse touffe de feuilles immenses, un peu comme une giganteque anguille dressée vers le ciel ! Les dieux, furieux, condamnèrent Hina à vivre près de la rivière en lui interdisant d’approcher l’arbre et d’en manger ses fruits.Le temps passa et Hina rencontra un pêcheur. Ils se marièrent et eurent une fille, aussi belle qu’était Hina au même âge. Une seconde fille arriva, à l’image de la première. Les enfants grandirent et un jour, alors que les parents étaient absents, elles voulurent goûter aux fruits étranges de l’arbre interdit, de grosses noix à la peau dure, frappées de trois taches sombres disposées en triangle au sommet, comme les yeux et la bouche d’un visage… Mais les dieux veillaient. Ils changèrent les deux jeunes filles en nuages. Les anciens racontent encore aujourd’hui qu’il s’agit des deux nuages roses qu’on aperçoit au-dessus de l’atoll de Anaa…Les années passèrent. Hina et son mari se consolèrent tant bien que mal de la disparition de leurs fillettes. Un jour, une grande sécheresse déferla sur les îles. Les sources se tarirent, les rivières s’assèchèrent, les récoltes se perdirent. La famine arriva… Seul l’arbre aux fruits interdits continuait à produire des fruits de plus en plus beaux, de plus en plus gros. Un jour, n’y tenant plus, les hommes décidèrent malgré l’interdiction des dieux, d’y goûter. La prophétie du prince des puhi allait s’accomplir. Pour étancher sa soif immense, Hina perça le fruit à l’endroit des trois taches et but un liquide légèrement sucré, délicieusement rafraîchissant… en posant ses lèvres sur le fruit défendu ! 

 

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Le Truck à Papeete – Te pere’o'o mata’eina’a

Posté par rainbowoman le 16 septembre 2009

Le TRUCK est le transport en commun par excellence à Tahiti … enfin …. ils sont petit à petit remplacés par les Bus … ^^ …  Quelle horreur ! car les le truck est une spécifité à la Polynésie Française.
Aaahh le truck !!!

A l’époque, les chauffeurs de truck attiraient leurs clients avec la puissance de leurs haut-parleurs qui s’égosillaient aux rythmes des dernières nouveautés musicales et beaucoup de reaggae, mais aussi de la musique locale :) )) C’était G E N I A L !!  Et puis, c’était le moyen pour certain de retrouver enfin son petit copain, être si proche … Si les amoureux habitaient dans des communes différentes, ils attendaient tous les deux le dernier voyage …. ben oui, la séparation allait être siiiiii duuure … et il fallait attendre le lendemain pour se retrouver … Le dernier voyage était généralement à 18h, au-delà … fallait rentrer à pied ou faire de l’auto-stop !!!

Adolescente, je refusais de rentrer en voiture … c’était FUN de se retrouver au Marché :) )))

Plus sérieusement, le Truck était le relais entre les districts et la capitale. Les gens du district, notamment les agriculteurs qui ne possédaient pas de véhicules, attendaient le truck tous les matins et chargeaient leurs produits sur le toit du truck … et à la fin de la journée , ils reprennaient le truck et rentraient chez eux. Généralement, ils étaient levés à 3h du matin pour prendre le truck qui passait vers 3h30 et 4h … car la route est longue. Ils arrivaient en ville à 5h. Le retour se faisait à 15h, dernier voyage . Le prix du transport est proportionnel à la distance parcourue par le truck : normal … ainsi, je payais 50frs cp pour aller en ville et un habitant du district déboursait jusqu’à 100 frs, je parle de il y 20 ans de ça … c’était vraiment le bon temps … Pour les élèves des districts qui n’avait pas trouver de foyer d’hébergement en ville ou aux alentours de la ville, c’était beaucoup plus dure, car ils devait être levés à 4h ou 3h du matin, pour ne pas râter les cours :( (( ! ça c’est moins marrant … mais bon … on n’avait pas le choix !!

Aujourd’hui, les Bus ont pris le relais, par souci de sécurité et surtout …. pour un paquet de pognon pour ceux, bien évidemment qui ont investi … bref … donc c’est moins convivial … je ne vais pas vous décrire un bus … la particularité du truck, c’est qu’il a 2 longs bancs qui se font face et on  peut discuter avec celui qui se trouve en face ou celui qui est assis à sa gauche et à sa droite … 

Voici quelques photos de trucks que j’ai trouvé sur le net.

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J’ai trouvé cette photo sur le net !!! j’en suis toute émue car au fond, on aperçoit le 1er MARCHE de Papeete, celui que j’ai connu, adolescente, et un truck du district …Comment je le sais, ben tout simplement, parce que seuls les trucks des districts étaient plus grands, car ils devaient transporté un maximum de personnes puisqu’ils n’effectuaient que 3 aller-retour par jour. Sur les toits des trucks, on y mettait tous les produits agricoles … Devant le  panneau « INTERDIT » est garée une Peugeot camionnette, mes grands-parents maternels en possédaient une !  Quel bonheur !!!!

C’est là que j’attendais MON TRUCK tous les jours à 16h avec mon « panier marché » (panier en pandanus, c’était la mode) sous le bras. Au premier plan, à droite, on aperçoit des VESPAS introuvables aujourd’hui et à gauche, l’avant d’un autre truck du district …

Cette photo a été prise dans les années 67/68  et  appartient à Mr Daniel Sotty

 

 

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      truckbleu.jpg  L’arrière d’un truck. On aperçoit sur les côtés 2 échelles qui permettent ainsi

                                                      d’accéder au toit.

 

Le TRUCK fait aussi office de Transport Scolaire   052820082100370040177150221.jpg

 

 

 

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               Les petits trucks s’arrêtent  au P.K. 6, au-delà, c’est réservé aux grands trucks :) )

 

 

 

 

 

 

Voilà aujourd’hui les 2 types de transport en commun … inutile de vous dire que le plus grand écrase 

petit à petit le petit ^^ ! Quelle tristesse !!

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Te ‘a’ai no te Tiare Apetahi (2)

Posté par rainbowoman le 15 juillet 2009

     « I te matamua, te ora ra e piti na ta’ata, ho’e tane, e ho’e vahine.
    No tona  hina’aro e haere e tautai, ‘opua iho ra ‘oia e vaiiho i tana vahine i te fare.

    Tupu a’e nei te ho’e tatama’i i rotopu ia raua. Ho’i mai nei te hau i rotopu ia raua, haere atu ra te tane i te tautai.

    Opua a’e nei ‘Apetahi, te vahine, e pa’iuma i ni’a i te mou’a Temehani. I reira, noa atu te ‘una’una o te fenua, rahi roa a’e tona ‘oto. Fa mai nei te mana’o e ha’apohe ia na. Heru a’e ra ‘oia i te ho’e ‘apo’o, taumi iho ra i tona rima ‘aui i ni’a i te ho’e ‘ofa’i no te tapu ‘e atu i tona ria, tu’u atu ra i tona rima ‘aui i roto i te ‘apo’o hou a pohe atu ai.

    Matahiti i muri mai, i te vahi i reira te vahine i tanu ai i tona rima, ua tupu mai te ho’e tumu ra’au e te hotu nei te mau tiare teatea nehenehe mau i ni’a iho..

    I te ho’e mahana, ‘imi a’e ra te nuna’a o Tevaitoa i te mau ‘ofe e, ta’oto a’e nei ratou i tera ra ru’i i piha’i iho i taua tumu ra’au ra. I te po’ipo’i, ara a’e nei ratou no te ho’e maniania hitima’ue. O te maniania o te mau tiare tei ‘ua’a, ho’e a hoho’a e te rima ta’ata.

    Maramarama a’e nei ratou e, o te rima o ‘Apetahi teie e topa iho ra ratou i te i’oa « Tiare ‘Apetahi ».

    Pa’iuma atu ra Averii te tane, i ni’a ite mou’a no te ‘ofati i te ho’e tumu e no te tanu atu i mua i tona fare no te ha’amana’o i tana vahine, aore ra te tumu i hotu.

    Mai taua mahana ra, rave rahi mau ta’ata tei tamata e tanu i te Tiare ‘Apetahi i tetahi atu vahi, e ‘aore ihoa taua tiare i hotu noa a’e.

    E vai tamau noa te Tiare ‘Apetahi i ni’a i te mou’a Temehani a tau a hiti noa atu. »  250pxtiareapetahi.jpg

Cette autre version de la légende de la fleur ‘Apetahi, raconte qu’une femme prénommée ‘Apetahi se serait réfugiée sur le mont Temehani suite à une violente dispute avec son époux Averii. Seule et envahie d’une grande tristesse, elle aurait voulu se donner la mort. Après avoir creusé un trou, elle se coupa le bras gauche d’un geste désespéré et l’enterra avant de mourir tragiquement. Plusieurs années passèrent avant qu’un arbuste paré de belles fleurs blanches ne pousse sur cet emplacement. Des habitants des environs, à la recherche de bambous sur le mont Temehani passèrent justement la nuit près de l’arbuste. Réveillés par des bruits secs, ces promeneurs observèrent l’étrange éclosion des fleurs blanches dont les pétales semblaient former une main. Le rapprochement fut aussitôt fait entre la fleur et la main de la défunte ‘Apetahi.

En son souvenir, la fleur fut baptisée Tiare ‘Apetahi.

 

 

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HEIVA à Tahiti, concours de danse

Posté par rainbowoman le 6 juin 2009

Chaque mois de Juillet, les polynésiens se retrouvent à Papeete, la capitale, pour un concours de chants et danses très très attendu : le « HEIVA » qui veut dire Fête dans le sens traditionnel. Ils arrivent des districts, des îles éloignées. Généralement, les danseurs et chanteurs se préparent des mois à l’avance. Les concours sont dotés de prix en numéraires, mais cela n’est rien à côté du fait d’être reconnu le MEILLEUR  ! Cette nouvelle notoriété donne effectivement une reconnaissance dans un savoir-faire traditionnel ainsi que le respect de toute la population.

Dans cette vidéo, on y voit une danseuse qui concourt pour le titre de Meilleure Danseuse de Tahiti, lors du Heiva 98.

Chaque groupe de danse présente Sa meilleure danseuse. Elle est seulement vêtue d’un « pareo » nouée sans autres accessoires, pour ainsi mieux juger son « déhanché ». Elle sera jugée sur sa grâce, son sourire malgré l’effort et quel effort ! elle sera également notée sur son déhanché sans bouger le buste, les pas de danse (en danse polynésienne, on ne parle pas de combinaison ). Elle est accompagnée des percusionnistes du groupe.

 Image de prévisualisation YouTube

 

Concours du Meilleur Couple

http://www.dailymotion.com/video/xggws

 

 

Dans la vidéo suivante, vous pourrez ADMIRER le groupe de danse O TAHITI E, lors du HEIVA de 1998. E X C E¨P T I O N N E L !!

Les groupes de danse seront évalués sur leur Créativitté :

- chants (nouvelles créations)

- musique – percussions, ukulele, guitares

- costumes  (végétal et traditonnel fait avec du raphia)

- danse.

Les membres du jury sont des experts de la  tradition et de la langue : difficile de les berner !! ils veillent aux grains !

Avant l’entrée en scène des différents groupes, le présentateur présente, dans les 3 langues : tahitien, français, anglais, le thème choisit par chacun des groupes, pour mieux apprécier la préstation. Puisqu’il s’agit ici de Tradition, les thèmes tournent autour des dieux polynésiens, des guerriers,  d’un savoir-faire typique d’une île ou d’un archipel.

Image de prévisualisation YouTube

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xgdk7

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xgl2s

 

 

 

 

 

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